Les Humeurs du Taz …

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Découvrez l’humeur du jour avec Taz ce personnage, qui reflète parfaitement l’humeur que je peux avoir en fonction d’une actualité qui va de la stupidité avec un sentiment de d’irresponsabilité de la part de certaines personnes qui déclenche la colère du Taz, comme parfois le rire du Taz .. Lire la suite

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Crise des gilets jaunes, les cons ça ose tout !

Me voici de retour après deux ans d’absences, difficile en ces temps contrariés de rester dans l’ombre sans réagir au dénie d’un pouvoir qui refuse d’entendre la détresse d’un peuple considéré comme des intégristes (le mot est bien choisi).

J’ai choisi pour en parler de diffuser une compilation de chansons revisités avec intelligences, qui exprime bien mieux ce que l’on voit et entend qu’un énième article sur le sujet.


Le pouvoir a tord d’ignorer l’Etat car le peuple est l’Etat !

Deux autres chansons pour les mélomanes :
https://www.youtube.com/watch?v=1yEtGApKNVU,
https://www.youtube.com/watch?v=CIzLJI86UQU

Une dernière chanson (choeur de femme) plus récente (Janvier 2019) pour la route https://www.youtube.com/watch?v=cBiHJxGxz1g

Ne pas vacciner vos enfants tout en respectant la loi : MODE D’EMPLOI

Bonjour les amis, 
 
En cette rentrée mouvementée et riche en imbécilités voici le mode d’emploi à compter du 1 janvier 2018 pour refuser la vaccination aberrante obligatoire de nos enfants. 
En effet, a part enrichir les laboratoires immédiatement et ensuite sur du long termes face au effets secondaires indésirables, il n’y a aucune urgence ! 
« La santé ne rapporte rien à la différence de la maladie » 
N’oubliez pas que le H1N1 souche datant de 1908 qui a servit pour la grippe Espagnol plus tard,  a été refondu avec de nouvelle souche pour éradiqué 1/4 (ou, oui) de la population. 

NE VOUS FAITE PAS AVOIR, Vos enfants vous tiendrez pour responsable des conséquences! En effet, un décret conférant une totale immunité aux fabricants de vaccins en cas de poursuites judiciaires. Comme au états unis sous Obama en 2009. De plus les vaccins ne subissent pas forcément les tests avant leur commercialisations. 

L’OMS, l’AFSSAPS et les gouvernements sont de mèches avec les laboratoires trop content de dégager des profits (en 2015 Les profits étaient de 400 milliards de dollars, ils devraient être de 1300 milliard de dollar en 2020). 
 
Souvenez-vous du H1N1, Le Papillonmavirus, l’Hépatite B, l’Hormone de Croissance, le Mediator ….

Petite devinette en passant : qu’est ce qu’on peut vendre à tous les gens de tous les pays en bonne santé? Avec un peu de frousse et un bon marketing …. des vaccins !!!

L’obligation de subir nous donne le droit de savoir (Jean Rostand)

Voici un mode d’emploi légal à diffuser sur tous vos réseaux et autour de vous afin de pas accepter cette aberration de non sens concernant cette vaccination TOTALEMENT INUTILE!

 

Un fonctionnaire zélé (bien que je lui démontre que les produits appelés « » sont inefficaces et nous empoisonnent), exige « parce que c’est la loi » que mes enfants soient vaccinés. Que puis-je faire ?

Little baby girl gets an injection

Réponse:

1°) Cessez d’abord d’avoir des scrupules. Le personnage qui maintient ces exigences ne peut être :
a) qu’un ignorant.
b) ou le complice d’une grave infraction pénale.

a) Un ignorant :
Celui qui, malgré ces informations, ne change pas d’avis est particulièrement ignorant, car comment continuer de ne pas voir que les «  » sont inefficaces et dangereux, devant la masse énorme de livres, d’articles de presse, de magazines, de pétitions de médecins concernant cette question ?

b) le complice d’une infraction pénale : on nous a bassinés pendant des mois avec le procès PAPON, qui n’a cessé de dire qu’il appliquait la Loi et rien d’autre, et tous les politiques, à cette occasion, n’ont cessé de dire que quand un ordre était insensé, criminel, ou même anti-démocratique, il était légitime de ne pas s’y conformer. Or, certains fonctionnaires, obligés de constater l’inefficacité et la dangerosité des vaccins, vous disent qu’ils sont chargés d’exécuter la Loi, et que, même s’il est reconnu que votre enfant risque sa vie en se faisant vacciner, il vous dira que ce n’est pas son problème, car « C’est la Loi ».
Si le fonctionnaire zélé, au vu des informations que vous lui remettez ne se précipite pas sur son téléphone, afin d’informer sa hiérarchie qu’il existe un problème sérieux, et qu’on ne peut plus continuer comme cela, qui est il, sinon un lâche qui n’en a rien à faire de la vie de votre enfant, mais qui pense uniquement à son avancement ?

Sachez donc que vous avez en face de vous un lâche.
Sachez aussi que dans les affaires du sang contaminé, de l’amiante (où il a fallu que des scientifiques hurlent pendant 29 ans avant que l’on ne prenne des mesures) etc., …de nombreuses personnes sont mortes parce que des imbéciles de cette envergure « ne voulaient pas savoir » .

2°) Nous pensons donc avoir trouvé le moyen d’échapper à l’empoisonnement, tout en respectant la Loi. Voici donc la méthode que nous suggérons. Elle consiste à contraindre ceux qui ne veulent pas savoir, à savoir quand même, afin qu’ils ne puissent plus jamais dire à l’avenir qu’ils ne savaient pas :

A – Imprimer les pages de ce site ou du livre VACCIN, mais alors on nous aurait menti ? Jean-Pierre JOSEPH Edition Poche Vivez Soleil: à partir du titre « Des faits (et non pas des théories) concernant les vaccins » jusqu’à la fin de la réponse à la question n° 19.

B – Photocopier les couvertures des livres parus sur cette question, que vous trouverez à la fin de cet ouvrage (plus d’autres si vous en possédez). Vous avez ainsi constitué un dossier.

C – Écrire à l’autorité qui exige que votre enfant soit vacciné (Inspecteur d’Académie, Conseil Général, Directeur d’école, etc.) le courrier suivant, en recommandé avec A.R.

«Monsieur l’Inspecteur (ou Monsieur le Directeur),

Près de 2.000 personnes souffrent actuellement de graves  neurologiques, ou sont décédées, et les victimes accusent le vaccin contre l’Hépatite B, (Éric GIACOMETTI, « La  Publique en otage », Éd. Albin Michel).
Des plaintes pour empoisonnement et administration de substances nuisibles à la  ont été déposées, notamment à l’encontre de ceux qui ont obligé les victimes à recevoir un vaccin tant inefficace que dangereux. Elles sont actuellement centralisées chez un Juge d’Instruction à Paris.
Malheureusement, une étude approfondie de cette question, montre que tous les vaccins sont concernés, et pas seulement celui contre l’Hépatite B.
Vous venez de me demander, par courrier en date du… de faire vacciner mon enfant…, scolarisé à l’école…
Je vous remercie de bien vouloir noter mes observations, et répondre aux 5 questions que vous trouverez à la fin de la présente:

I – OBSERVATIONS :

Alors que la quasi-totalité des pays d’, a supprimé les vaccins obligatoires, la France (1er pays producteur mondial de vaccins), en a maintenu 4, malgré les protestations de milliers de scientifiques de tous bords, criant à l’ empoisonnement collectif, devant leur dangerosité, et surtout leur inefficacité.

Voilà plus de 20 ans, que des médecins, biologistes, etc. du monde entier, tentent d’alerter les pouvoirs publics pour leur donner des informations extrêmement graves concernant les vaccins :
– Des épidémies de coqueluche aux U.S.A. ont atteint des centaines d’enfants vaccinés contre la coqueluche,
– Des épidémies de polio dans le monde entier ont touché des milliers de personnes, pourtant correctement vaccinées,
– En 1993, 100 infirmières des Hôpitaux de Paris, atteintes de tuberculose, avaient toutes reçu le B.C.G. etc.

Des scientifiques du monde entier semblent dire aujourd’hui :
– Que les produits appelés « vaccins » seraient totalement inefficaces,
– Qu’ils seraient dangereux, responsables de scléroses en plaques, encéphalites, méningites,  neurologiques.

Fabriqués avec du sérum de veau, des cellules cancérisées, et de l’hydroxyde d’aluminium à des doses 30 fois supérieures au seuil maximum de toxicité, ainsi que de dérivés du mercure, ils ont pour effet général de baisser nos défenses immunitaires, et pourraient être liés à l’apparition du ,
– Que souvent, même, ils nous transmettraient les maladies qu’ils sont censés prévenir !
– Que l’on nous aurait menti depuis 50 ans au moins, pour des raisons sordides et honteuses, en nous faisant croire, notamment, que les vaccins auraient enrayé les épidémies.

Or, il semblerait que l’arrêt des épidémies n’ait rien à voir avec les campagnes de vaccination.
Ainsi, 1.200 personnes ont été victimes de la Polio en France, en 1956, année où la campagne de vaccination a débuté. Et, en 1957, la France a connu plus de 4.000 cas.

Personne, d’ailleurs, n’est capable d’expliquer pourquoi les épidémies de peste et de choléra du Moyen Âge, de suette picarde (qui a sévi de 1718 à 1906), et plus récemment, de scarlatine, se sont arrêtées sans vaccin, et sans décimer toute l’humanité…

Ces informations sont extraites de nombreux articles de presse et, notamment, d’environ 40 ouvrages dont je vous remets la liste en annexe. Je précise que ces ouvrages sont en vente depuis plus de 10 ans dans les librairies et les FNAC, et aucun d’entre eux n’a fait l’objet du moindre démenti.

La lecture de simples citations extraites de ces ouvrages, conduit tout lecteur, à la conclusion incontournable, suivant laquelle les enfants sont victimes d’un empoisonnement collectif, et qu’il est plus que temps de réagir.

En outre, tous les ans, des centaines de médecins, adressent des pétitions au Ministère de la Santé, afin que cesse ce qu’ils considèrent être un véritable empoisonnement collectif n’ayant pour but que le profit, et pas du tout la SANTÉ…PUBLIQUE.
Ces médecins dénoncent le fait que la quasi totalité de leurs confrères sont dans l’ignorance totale de ces informations, car l’information médicale en France passe entièrement par les laboratoires pharmaceutiques.

Ces médecins indiquent également qu’une vaccination n’est pas un acte banal, et qu’un certain nombre de précautions sont, de toutes manières, obligatoires, conformément, notamment, à l’Arrêté du 28 février 1952.

Or, jamais une seule vérification n’est proposée aux enfants, ce qui procède d’une négligence criminelle.

Bien que ces éléments soient publics, et notoires depuis au moins 10 ans, aucun scientifique n’est encore venu les contredire, les vaccinalistes se contentant de répéter, comme une litanie religieuse, que les vaccins auraient enrayé les épidémies.
La France est le seul pays d’ à avoir maintenu 4 vaccins obligatoires. Aussi, comme par hasard, le pays qui compte le plus de cas de tuberculoses et de tétanos, mais c’est le 1er pays producteur de vaccins du monde…
En outre, certains vaccins, obligatoires en France, sont interdits dans d’autres pays de la C.E.E. (Grande-Bretagne, par exemple), vu le nombre de victimes paralysées à vie qu’ils ont faites.

Nous ne pouvons donc plus nous contenter aujourd’hui de nous retrancher derrière des obligations de réserve, faute de quoi nous serions obligés de constater que le procès PAPON n’a servi à rien. Tout citoyen a, aujourd’hui, à partir du moment où il sait, le devoir de prendre une position.

Je vous remets la copie d’un document rassemblant des citations de scientifiques français et étrangers.
Je précise qu’aucun d’entre eux ne semble appartenir à la moindre secte, ce qui revient à dire que ce document peut être lu sans crainte d’être hypnotisé ou décérébré…

Vous trouverez également la couverture d’un certain nombre d’ouvrages traitant de la question, montrant que le problème est sérieux.

II – CONSÉQUENCES DE CES OBSERVATIONS:

Les conséquences que l’on peut tirer de l’ensemble de ces informations sont les suivantes :

Un vaccin est une substance « préparée à partir de microbes, virus ou parasites qui, inoculés à un individu lui confère une immunité contre le germe correspondant ».

Les substances inoculées aux enfants contre leur gré et celui des parents, sont, de toute évidence, des substances qui ne confèrent pas l’immunité, puisque les scientifiques nous démontrent aujourd’hui que de nombreux enfants vaccinés, ont, néanmoins, contracté la maladie.

Ces substances, en outre, sont toxiques, puisqu’elles entraînent des effets secondaires graves, parfois mortels.

Ces substances ne sont donc pas des « vaccins », mais réellement des faux vaccins.

Ainsi, le fait d’imposer l’administration de produits toxiques inutiles à des enfants constitue le délit de mise en danger de la vie d’autrui, et peut, à long terme, constituer le crime d’empoisonnement ou administration de substances nuisibles.

III – MES QUESTIONS:

1°) Avez- vous pris connaissance des informations jointes au présent courrier?

2°) La Loi, et notamment, l’Arrêté du 28 février 1952, impose, préalablement à tout acte vaccinal, de « prendre toutes précautions », c’est-à-dire, de procéder à un examen destiné à vérifier si le produit que l’on veut administrer à l’enfant n’est pas dangereux pour lui.
Où puis-je donc, faire pratiquer (gratuitement, s’agissant de vaccins obligatoires), les analyses suivantes, ainsi que la Loi m’en fait obligation) ? :

a) Ionogramme complet, dosage de l’urée,
b) Lipidogramme,
c) Bilan endocrinien,
d) Titrage de tous les anticorps spécifiques aux vaccinations éventuelles déjà subies,
e) Test de dépistage du  et des différentes hépatites,
f) Electrophorèse et immunophorèse des protéines sériques, de manière à avoir une image globale des capacités ou incapacités éventuelles de l’organisme à fabriquer les anticorps,
g) Bilan radiologique:
– Radiographie panoramique dentaire, ceci dès qu’il y a au moins une dent dévitalisée,
– Radiographie pulmonaire, pour éliminer toute image de tuberculose pulmonaire.

3°) Les substances de source bovine étant interdites dans toute médication depuis 1994, dans la mesure où aujourd’hui encore le B.C.G. est fabriqué avec de la bile de boeuf, où puis-je (afin de respecter la réglementation de 1994) trouver un B.C.G. ne comportant pas de produits bovins?

4°) L’ensemble des scientifiques précités indiquent que les produits actuellement commercialisés sous l’appellation de « vaccins » n’empêchent pas de contracter la maladie.
Il est donc évident que les produits actuellement sur le marché ne sont pas des vrais vaccins.
Par conséquent, afin de respecter l’obligation vaccinale qui m’est faite de par la Loi, où puis-je trouver des vrais vaccins, dont l’efficacité est garantie ?

5°) Je suis obligé de constater que la composition des vaccins comprend des produits hautement toxiques. Or, l’administration de substances nuisibles à la santé est interdite par la Loi, et constitue d’ailleurs un crime prévu par le Code Pénal.
Afin de ne pas me rendre complice du crime d’administration de substances nuisibles à la santé où puis- je trouver des vaccins sans aucun risque pour la santé de mon enfant (c’est-à-dire ne contenant ni hydroxyde d’aluminium, ni dérivés du mercure, ni sérum de veau, ni cellules cancérisées) ?

J’indique, pour le cas où vous ne répondriez pas à mes questions, et où vous m’obligeriez à administrer à mon enfant des substances appelées « vaccins », je serais alors contraint de déposer une plainte pour « mise en danger de la vie d’autrui ». D’autre part, il est bien évident que, dans le cas où, par la suite, mon enfant serait victime d’effets secondaires, que je déposerai une plainte pour administration de substances nuisibles à la santé contre ceux qui auront administré ces substances, mais également à l’encontre de ceux qui se seraient rendus complices de cette infraction, en faisant par exemple, de cette intoxication une condition nécessaire à la scolarisation.

Je vous remercie vivement de l’attention que vous porterez à mes préoccupations, et vous prie de croire, etc.

ANNEXES A MON COURRIER:
Liste d’ouvrages accessibles à tous en librairie ou dans les FNAC :
– La mafia médicale, (Dr G. LANCTOT), Ed. Voici la clé,
– La dictature médico-scientifique, (Sylvie SIMON), Ed. Filipacchi,
– Vaccination erreur médicale du siècle, (Dr L. De BROUWER), Ed. Louise Courteau,
– Danse avec le diable (G. SCHWAB), Ed. Courrier du livre,
– Dossiers sur le gouvernement mondial, (A. MEUROIS-GIVAUDAN), Ed. Amrita,
– La  des virus, (L. HOROWITZ), Ed. Félix,
– Au coeur du vivant, (J. BOUSQUET), Ed. Saint Michel,
– Le malade déchaîné, (R. BICKEL), auto édité,
– Les chemins de la souveraineté individuelle, (R. BICKEL), auto édité,
– Vaccinations : l’Overdose, (Sylvie SIMON), Ed. Déjà,
– Tétanos, le mirage de la vaccination, (F. JOET), Ed. Alis,
– Pour en Finir avec Pasteur, (Dr Eric ANCELET), Ed. Marco Pietteur,
– La santé confisquée, (Mirko et Monique BELJANSKI), Ed. Compagnie,
– La lumière médicale, (Dr Norbert BENSAÏD), Ed. le Seuil,
– Mon enfant et les vaccins, (Dr F. BERTHOUD), Ed. Soleil,
– On peut tuer ton enfant, (Dr P. CHAVANON), Ed. Médicis,
– Vaccination, Social Violence ans Criminality, North Atlantic Books, Berkley 1990,
– A shot in the dark, (Dr HARRIS et B Loe FISHER), Avery Publishing group, 1991,
– Les Vérités indésirables,
– Le cas Pasteur (Archives Internationales Claude BERNARD), Ed. La Vieille Taupe, 1989,
– L’intoxication vaccinales, (F. DELARUE), Ed. Le Seuil, 1977,
– La rançon des vaccinations, (Simone DELARUE), Ed. LNPLV, Ed 1988,
– Live viral vaccine, biological pollution, (Pr R DELONG), Cartlon Press Corp, New Yorl, 1996,
– L’intox, quelques vérités sur vos médicaments, (Dr Bruno DONATINI), Ed. MIF,
– Adverse effects of Pertussis and Rubella vaccines, Washington DC National Academy Press, 1991,
– Des lobbies contre la santé, (Roger LENGLET), Ed. Syros,
– La médecine retrouvée, (Dr ELMIGER), Ed. Léa,
– Vaccinations : prévention ou agression ?, (M. Th. QUENTIN), Ed. Vivez Soleil,
– Des enfants sains même sans médecin, (Dr R. MENDELSOHN), Ed. Soleil 1987,
– Immunisation, Theory versus reality, New Atlantean Press, 1996,
– La poliomyélite, quel vaccin ? quel risque ?, (Dr Jean PILETTE), Ed. de l’Aronde, 1997,
– LA catastrophe des vaccins obligatoires, (Pr TOSSOT), Ed. de l’Ouest, 1950,
– Les dessous des vaccinations, (Dr SCOHY), Ed. Cheminements,
– Tuberculose et vaccin B.C.G., (Pr GRIGORAKI),
– Le tabou des vaccinations. Danger des vaccins, thérapies naturelles de prévention des maladies infectieuses, (Miller Schär MANZOLI),
– Déjà vacciné ? Comment s’en sortit ?, (Dr A. BANOIS – Sylvie SIMON),
– Vaccinations : le droit de choisir, (Dr F. CHOFFAT), Ed. Jouvence,
– 12 balles pour un veto, (Dr QUIQUANDON), Ed. Agriculture et Vie, 1978,
– Les radis de la colère, (J.-P. JOSEPH, Avocat à Grenoble), Ed. Louise Courteau,
– Vaccinations, les vérités indésirables, (Pr GEORGET), Ed. DANGLES, préface du Pr CORNILLOT, Doyen de la Faculté de Médecine de Bobigny,
– Nous te protégerons, (Dr Jean PILETTE), Ed. Daxhelt,
– La faillite du B.C.G., (Dr Marcel FERRU, Pr honoraire de clinique médicale infantile), Ed. Princeps,
– La Santé Publique en otage, (Eric GIACOMETTI), Ed. Albin Michel,
– Vaccin Hépatite B : Les coulisses d’un scandale, (Sylvie SIMON et Dr Marc VERCOUTERE), Ed. Marco Pietteur.

Source: Autreversion.info

Un jour, pour faire face à un directeur qui refusait d’inscrire des enfants non vaccinés dans son école, Maître Joseph est arrivé avec les parents en portant une grosse valise avec lui. Devant le directeur médusé, il sortit de la valise une pile de livres et dit :

Tous ces ouvrages montrent que les vaccins sont dangereux. Ils ont été écrits par des médecins et scientifiques sérieux qui ont étudié le sujet à fond pendant de nombreuses années. Vous ne pourrez plus jamais dire, Monsieur le directeur, que vous ignoriez cette information et que les vaccins ne posent aucun problème !  Et Maître Joseph remit tranquillement les livres dans sa valise. Les parents remirent ensuite au directeur la lettre présentée ci-dessus. Après réflexion, celui-ci renonça à interdire l’accès de son école aux enfants en question.

En savoir plus sur https://www.onsaitcequonveutquonsache.com/ne-pas-vacciner-vos-enfants-tout-en-respectant-la-loi-mode-demploi/#tDepWdClJ4bhX5sR.99


«il est plus facile de croire ce qu’on nous affirme officiellement que de s’aventurer dans l’indépendance intellectuelle. En fait, ce n’est l’opposition, mais le conformisme et l’inertie qui ont de tout temps été les plus sérieux obstacles à l’évolution des consciences !  (GHANDI)
Le Taz de Tasmanie vous salue !!!

Dr. Tewfik Hamel : « Le terrorisme risque de devenir ingérable dans un proche avenir » (Partie 1)

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Mohsen Abdelmoumen : Quelle est votre lecture du bras de fer qui oppose en ce moment l’Arabie saoudite et ses alliés, avec le Qatar ? Certaines sources évoquent même le risque d’une guerre dans la région. Qu’en pensez-vous ?

 

tewfik-hamel-780x300-copie.jpg    Dr Tewfik Hamel : De nombreux points se chevauchent et méritent d’être soulignés notamment la période de changement dans le monde arabe qui ne sera pas courte, mais une lutte constante entre les forces qui tentent de définir l’avenir de la région. Les conflits internes sont en partie associés à ces changements. Il y a ensuite la confusion intellectuelle autour de la nature de cette conflictualité. À cela s’ajoute la montée de l’Iran et un sentiment d’insécurité des Saoudiens impossible à apaiser. Enfin, le rôle des États-Unis :

Le Moyen-Orient est l’une des régions les plus militarisées au Monde. La région est traversée par des rivalités régionales, guerres des ressources, difficultés économiques, tensions identitaires, etc. Toutefois, quel est l’antagonisme directeur ? L’Iran est devenu un acteur incontournable dans la plupart des questions arabes y compris au Liban, Palestine, Syrie, Yémen. La guerre régionale n’est pas inévitable, pas plus que la paix. Ni la paix, ni la guerre ne semble souhaitée par la majorité des dirigeants arabes. Ceux-ci continuent de préférer le retour au statu quo qui garantirait, à leurs yeux, la sécurité au moindre coût. Mais les Saoudiens sont sur une ligne tout à fait différente et dangereusement glissante. Plusieurs lectures existent sur la conflictualité dans la région. Chacune a son angle d’analyse. Le mini-choc de civilisation (sunnites/chiites, Arabes/Perses) est le plus populaire. Le facteur identitaire n’est pas le plus déterminant dans ce conflit car le rôle de l’identité est souvent exagéré. Les divisions politiques fondées sur l’idéologie sont souvent plus importantes que les différences ethniques ou raciales (la confrontation entre le Fatah et le Hamas en Palestine, par exemple). Le sectarisme dans la région est un produit de la confusion intellectuelle. Les causes des divisions humaines sont multiples et enchevêtrées, y compris les conflits d’intérêts, les structures de pouvoir rivales et la concurrence pour les ressources. Les institutions étatiques jouent un rôle-clé – ce sont elles qui définissent les règles de l’appartenance politique, la représentation et l’allocation des ressources. L’appartenance à ces institutions, la représentation et l’allocation des ressources sont structurées selon des critères culturels préalablement établis, mais l’« identité politique » domine le jeu politique.

Dans plusieurs pays de la région, les populations sont divisées non seulement par les allégeances ethniques et religieuses, mais aussi par des revendications rivales sur les réserves pétrolières et les ressources. La question des ressources est importante dans l’apparition des conflits et l’intensité qu’ils prennent. La plupart des conflits sociaux sont fondés sur la répartition inégale des ressources rares. Les sentiments de types identitaires, religieux ou idéologiques sont délibérément provoqués et alimentés par des acteurs qui espèrent construire un capital politique à travers la manipulation de tels sentiments. Cependant, ni la manipulation des loyautés primordiales ni la survie des images négatives et des croyances dépassées sur l’« Autre » ne causerait beaucoup de tensions ou conflits intergroupes, sauf si les conflits identitaires coïncident avec un accès différencié aux « ressources » au sens wébérien. Max Weber (qui identifie les ressources comme classe, statut et pouvoir) a souligné, à l’instar de Georg Simmel, l’importance des influences transversales qui ont pour origine les différentes structures de l’inégalité. Ainsi, ce qui devient une source importante des conflits sociaux est l’intersection de ces trois systèmes de stratification. Si le public perçoit que le même groupe contrôle l’accès aux trois ressources, il est probable que la légitimité du système soit remise en cause parce que les populations perçoivent que leur mobilité sociale est entravée. Ce facteur est déterminant dans les conflits en cours dans la région. Pendant des années les Houthis au Yémen et les Chiites dans les pays du Golfe ont subi la marginalisation. C’est plus facile pour les régimes du CCG (Conseil de coopération du Golfe) d’ethniciser les revendications des Chiites alors que leurs révoltes sont principalement basées sur l’accès aux ressources. La montée de l’Iran sert de justification à étouffer les revendications démocratiques.

De manière générale, les conflits dits ethniques, sectaires, religieux ne sont pas causés par l’ethnicité ou la religion. Ce que l’on appelle conflit ethnique (Arabe versus Perse) et sectaire (sunnite versus chiite) n’est ni ethnique ni sectaire en soi. Plutôt, il s’agit de luttes pour les leviers du pouvoir et des richesses au sein de la société mais dans lesquelles l’ethnicité et la religion fournissent les ressources culturelles et historiques pour mobiliser le soutien populaire en faveur des régimes en place. Cette tendance à ethniciser les conflits d’intérêts, les luttes pour le pouvoir et les rivalités géopolitiques régionales risque de rendre insolubles les conflits de la région. Plutôt qu’être enraciné dans de vieilles haines ethniques-religieuses, le conflit entre l’Iran et l’Arabie saoudite est fonction de la position relative de l’État et de l’identité des États dominants de la région. Pris dans leur ensemble, la violence culturelle éclate avec plus de véhémence là où le déclin économique, les réformes économiques néolibérales et la transformation institutionnelle ont brisé les anciens contrats sociaux ; c’est-à-dire là où ils ont brisé les anciennes règles et normes permettant l’accès aux ressources politiques et économiques. Dans un sens, la rupture des anciens contrats sociaux conduit à des changements dans le pouvoir politique. Lorsque ces changements de pouvoir sont expérimentés comme discriminatoires et privilégient une ethnie et une religion particulière, le ressentiment offre un terrain fertile aux politiques de mobiliser le soutien autour des identités ethniques et sectaires. Cela est bien visible au Moyen-Orient où chaque camp cherche à mobiliser autour de lui sur une base religieuse.  L’Iran et l’Arabie Saoudite utilisent le même langage. Les luttes internes au Yémen, Liban, Syrie, Bahreïn, Egypte, etc. sont exacerbées par le jeu des puissances régionales – notamment les rivalités entre Ryad et Téhéran où les facteurs identitaires et religieux sont utilisés comme des leviers et des instruments pour l’accès au pouvoir, et la mobilisation des populations (au niveau intérieur) et la quête d’alliance (au niveau extérieur).

Le climat de tension entretenu et sans cesse ravivé entre Riyad et Téhéran n’est pas seulement conjoncturel. Les lignes de fractures identitaires (Arabes versus Perses) et religieuses (Sunnites versus Chiites) se chevauchent aux ambitions géopolitiques. Pour résoudre le « dilemme de sécurité », les Saoudiens se réapproprient et réactualisent la « doctrine de Brejnev », qui prônait la « souveraineté limitée » des États socialistes. Durant le « Printemps de Prague » en 1968, Brejnev expliquait que la Tchécoslovaquie devrait être autorisée à déterminer son propre destin, mais, à terme, son détachement de la communauté socialiste est inacceptable ; il entre « en conflit avec ses propres intérêts vitaux et aurait été préjudiciable aux autres États socialistes ». Le message des Saoudiens semble similaire : tout changement jugé excessif par les Saoudiens serait en contradiction avec leurs propres intérêts vitaux et ceux des autres États monarchiques, et par conséquent, ils n’accepteront aucunement des changements structurels dans les structures de pouvoir. La rupture diplomatique avec le Qatar n’est que la dernière manifestation de l’état d’esprit brejnévien. L’intervention au Yémen, l’aide financière à l’Égypte et le renversement des Frères musulmans, l’intervention en 2011 des forces du CCG au Bahreïn en font partie également. L’autre exemple est la guerre indirecte contre la Syrie. Aux yeux de Riyad, Damas s’est trop éloignée d’elle et cela est intolérable. Au Yémen également, la structure du pouvoir a été bouleversée par l’arrivée des Houthis et cela risque d’avoir de profondes implications nationales et régionales.

Mais étant donné les bases psychologiques de la perception des vulnérabilités internes de Riyad, son sentiment d’insécurité ne peut pas vraiment être apaisé. Aucun contrat d’armements ni mesure de confiance ne mettra fin à la paranoïa des dirigeants saoudiens. En effet, lorsque le dilemme de sécurité est le produit de l’environnement extérieur, les États peuvent désamorcer les tensions grâce à des mesures d’établissement et/ou de renforcement de la confiance. De telles mesures sont importantes pour surmonter (au moins temporairement) la nature anarchique du système international notamment entre l’Iran et ses voisins du Golfe. Inversement, les bases psychologiques des vulnérabilités internes sont beaucoup plus difficiles à apaiser. Les sources internes d’insécurité des États présentent un défi particulier pour les décideurs. Les craintes d’ingérence ne sont pas générées par les politiques des autres États, mais par les vulnérabilités internes des États eux-mêmes. Ainsi, les États ayant des vulnérabilités internes ne peuvent pas être facilement apaisés par des mesures de renforcement de confiance. Sous cet angle, tout changement sera considéré comme une instabilité et une menace par les Saoudiens. Aucun contrat d’armement ne peut apaiser le sentiment d’insécurité de Ryad.

L’hostilité américano-iranienne trouve ses racines dans leurs visions opposées de l’avenir du Moyen-Orient. Après avoir complété son encerclement, les États-Unis travaillent à son isolement politique et diplomatique et s’efforcent d’endiguer l’influence de l’Iran en dehors de ses frontières. Cette détermination s’explique en partie par la position stratégique de l’Iran, qui grâce à ses potentialités humaines et économiques, son indépendance et sa coopération avec Pékin et Moscou, renforce son statut de puissance régionale moyenne et apparaît comme le dernier rempart contre une mainmise durable des États-Unis sur l’ensemble de la région. Téhéran poursuit un objectif géopolitique d’envergure : rompre son isolement et devenir le moteur de l’opposition à la présence militaire américaine au Moyen-Orient. L’Iran a appris le pragmatisme et ses dirigeants pratiquent une politique d’ouverture diplomatique tous azimuts. Déjà allié de la Russie et coopérant avec la Chine, l’Iran n’hésite pas à utiliser la carte de la fraternité islamique et à mobiliser le capital de la solidarité tiers-mondiste. La politique étrangère iranienne ne peut pas avoir l’image d’un grand délinquant. La stratégie iranienne apparaît ainsi comme un mélange de visées régionales et de dissuasion contre certaines menaces ; le tout associé à une tentative de créer un système coopératif d’alliances. L’Iran veut installer au Moyen-Orient un ordre alternatif à l’hégémonie américaine.

La nouvelle répartition mondiale de puissance, combinée aux contraintes financières, a conduit les États-Unis à privilégier un engagement sélectif visant à étendre leur contrôle par la réalisation d’une « domination pragmatique » en dominant l’Europe, l’Asie du Nord-est et le Golfe Persique ; les trois régions qui comptaient le plus où les États-Unis ont maintenu une présence militaire permanente pour empêcher l’émergence de nouveaux pôles de puissances et pour maintenir le type de paix et stabilité régionales jugé essentiel et favorable pour soutenir un ordre international dominé par les États-Unis. Dès le début des années 1940, les États-Unis ont cherché à atteindre une hégémonie extrarégionale. S’ils ne réussissent pas toujours à avoir tout ce qu’ils veulent, ils obtiennent l’essentiel la plupart de temps. Dominer ces trois régions – qui n’ont jamais été abordées séparément par les stratèges et planificateurs de la défense – signifie dominer le commerce du pétrole et environ 70% du PIB mondial. L’objectif des Américains est de façonner des structures régionales de sécurité basées sur  la création, puis l’institutionnalisation, de solides équilibres régionaux de puissance dans lesquels l’Amérique joue un rôle central. Si ce processus est déjà à un stade bien avancé en Europe, le même objectif est poursuivi dans le Golfe et l’Asie de l’Est. L’Iran en est devenu le plus grand obstacle.

Les États-Unis visent à parvenir à une nouvelle architecture de sécurité capable de sécuriser les flux d’énergie dans un contexte marqué par un rééquilibrage vers l’Asie-Pacifique et le retour de la Russie au Moyen-Orient, dans un climat de tensions croissantes. Simultanément, la vente d’armes est susceptible de renforcer le niveau de la dissuasion régionale et de contribuer à réduire la taille des forces américaines que les États-Unis doivent déployer dans la région pour les redéployer en Asie. L’austérité financière a conduit à la baisse des dépenses de défense et de cette façon, Washington fait participer les pays du Golfe à leur défense conformément à la promesse du candidat Trump. Dans leur best-seller Strategy and Arms Control (1961), Thomas C. Schelling et Morton H. Halperin ont fait valoir que le contrôle des armements et la politique militaire doivent être attachés aux mêmes buts fondamentaux de sécurité : empêcher la guerre, minimiser les coûts et les risques de la course aux armements, et restreindre la portée et la violence de la guerre dans l’éventualité où elle devrait se produire.

On a de moins en moins d’informations, voire aucune, à propos de la situation des opérations sur le terrain contre Daech que ce soit en Syrie ou en Irak. Comment expliquez-vous ce blackout ?

Le paysage de la sécurité dans cette partie du monde est extrêmement volatile – chacun a le doigt sur la gâchette. La stratégie poursuivie par les acteurs impliqués dans ce conflit (y compris les Européens, Américains, et en particulier les Turcs, Saoudiens, etc.) – considérant le terrorisme comme, pour paraphraser Carl von Clausewitz, « la continuation de la politique par d’autres moyens » – a montré ses limites. De la même façon qu’il est vivement déconseillé d’exhorter un militaire à désobéir au civil/politique et cela quels que soient le contexte et l’urgence par crainte de créer un précédent, il est vigoureusement conseillé de bannir le terrorisme comme stratégie. Car, il est impossible de manipuler le terrorisme sans en subir les conséquences. Comme chacun des acteurs impliqués y voit un jeu à somme nulle, le chaos était inévitable. La Syrie est un mélange explosif fait de rivalités géopolitiques régionales, luttes pour les ressources, jeu des grandes puissances, instrumentalisation de la religion et manipulation de l’identité, difficultés économiques et sociales, changements structurels et aspirations démocratiques des populations. Ce qui différencie la Syrie des autres endroits où le terrorisme est utilisé comme une stratégie, c’est qu’en Syrie les masques sont tombés. En Syrie, le récit stratégique de la guerre a perdu sa cohérence, devenant incapable d’assumer et de rationaliser les contradictions qui lui sont inhérentes. Le récit d’un conflit est en effet un aspect important de légitimation et de création d’un consensus sur l’utilisation de la force. La tâche est plus compliquée avec la connectivité mondiale croissante.

Sur le plan militaire, la dynamique de la guerre est en faveur de l’État syrien avec ses allies. La lutte antiterroriste n’a jamais été une priorité pour les États-Unis, ni pour la France ni pour la Grande-Bretagne. La lutte contre le terrorisme a été subordonnée à l’objectif principal qui est le renversement du président Bachar el-Assad. D’un point de vue du droit international, seule l’intervention russe est légale. L’intervention de la Russie dans la guerre syrienne a change la donne. La hausse des tensions entre la Russie et l’Occident, l’énorme investissement et implication des Russes dans ce conflit par procuration, l’importance de l’enjeu pour le futur environnement de sécurité, il est peu probable que les Russes lâcheront la Syrie. Si une escalade verticale sera certainement évitée, il faut s’attendre en revanche à une escalade horizontale (création de troubles et foyers de tensions de basse intensité dans d’autres régions d’intérêts). Cette volonté d’éviter une escalade verticale et la perte de contrôle sur le terrorisme qui risque de devenir ingérable a conduit les pays occidentaux à réajuster leur stratégie en Syrie. Le départ de Bachar el-Assad est rarement évoqué. Le discours élaboré pour des raisons politiques ou militaires peut avoir des effets inverses à ceux recherchés. Le discours de la guerre est le cadre d’organisation de la politique et le fondement de toute stratégie.

Une erreur d’appréciation et/ou de formulation pourrait conduire à des choix opérationnels catastrophiques. L’importance qu’accordent les systèmes politiques et militaires à la création et au contrôle du langage dans la guerre est un élément-clé du conflit. En Syrie, les contradictions sont telles qu’elles ne peuvent pas être rationalisées. Comment convaincre les gens que le Front Al-Nosra fait un bon boulot ? Ou que l’Arabie Saoudite combat le terrorisme ? C’est une blague ! Qui pourrait croire que l’enjeu est la défense de la démocratie en Syrie? L’écart entre la réalité (les objectifs cachés) et le discours (objectifs déclarés de la coalition États-Unis, Turquie, Golfe persique et quelques capitales européennes) est tellement grand qu’aucun ajustement n’est possible sans remettre en cause la stratégie en cours. Le discours vise à traduire des représentations médiatiques de la guerre, plutôt que de tenter de représenter directement la guerre, une œuvre d’art qui cherche à trouver un langage communicable de sensations et d’effets avec lequel il est possible d’enregistrer quelque chose de l’expérience de la guerre. En d’autres termes, les changements dans les stratégies militaires, les idéologies et les pratiques politiques, etc. impliquent toujours une dimension linguistique importante. La guerre par procuration en Syrie est à la fois une série de pratiques institutionnelles et un ensemble de récits politiques l’accompagnant. Le « blackout » traduit un changement de stratégie en Syrie dont les contours ne sont pas encore clairs.

En référence à la Seconde guerre mondiale, Allan R. Millett et Williamson Murray écrivent ceci : “No amount of operational [or tactical] virtuosity […] redeemed fundamental flaws in political judgment. Whether policy shaped strategy or strategic imperatives drove policy was irrelevant. Miscalculations in both led to defeat, and any combination of politico-strategic errors had disastrous results, even for some nations that ended the war as members of the victorious coalition. Even the effective mobilization of national will, manpower, industrial might, national wealth, and technological know-how did not save the belligerents from reaping the bitter fruit of severe mistakes [at this level]. This is because it is more important to make correct decisions at the political and strategic level than it is at the operational or tactical level. Mistakes in operations and tactics can be corrected [admittedly at a cost]. But political and strategic mistakes live forever”. (« Aucune quantité de virtuosité opérationnelle [ou tactique] […] n’a racheté les défauts fondamentaux dans le jugement politique. Que la politique ait formé la stratégie ou que les impératifs stratégiques aient conduit la politique était hors sujet. Les erreurs de calcul dans les deux ont conduit à la défaite, et toute combinaison d’erreur politico-militaire a eu des résultats désastreux, même pour certaines nations qui ont mis fin à la guerre en tant que membres de la coalition victorieuse. Même la mobilisation efficace de la volonté nationale, de la main-d’œuvre, de la force industrielle, de la richesse nationale et du savoir-faire technologique n’a pas permis aux belligérants d’éviter les fruits amers de graves erreurs [à ce niveau].C’est parce qu’il est plus important de prendre des décisions correctes au niveau politique et stratégique que sur le plan opérationnel ou tactique. Les erreurs dans les opérations et les tactiques peuvent être corrigées [certes avec un coût]. Mais les erreurs politiques et stratégiques vivent pour toujours« ). À ce titre, l’intervention américaine en Irak en 2003 fut une “erreur politico-stratégique” susceptible d’être la cause du “moment de Suez” de l’Amérique dans la région. Un engagement en Syrie pourrait constituer une autre “erreur stratégique”, au mieux une “operational or tactical virtuosity” c’est-à-dire inutile.

Vous travaillez sur le concept du terrorisme hybride. Sommes-nous face à une transformation majeure du terrorisme et des groupes terroristes ? Et quelles seront les conséquences de cette hybridité du terrorisme ?

« Hybride » fait référence à la relation d’osmose entre terrorisme et criminalité. Le terrorisme est utilisé dans la poursuite d’objectifs ethno-nationaux, religieux ou révolutionnaires. La criminalité organisée, en revanche, cherche un gain matériel par la contrebande d’armes, de drogues, de biens de consommation, le trafic d’êtres humains, le transfert de fonds illégaux, etc. Un groupe terroriste n’a pas besoin de compter sur un réseau étendu à l’instar du crime organisé. Par définition, le terrorisme est principalement motivé par des objectifs politiques. L’aspect financier des activités terroristes est un moyen pour atteindre une fin, ce qui fait que le groupe terroriste se livre à des actes de violence beaucoup plus audacieux et risqués que ne le fait un groupe du crime organisé. Ce qui est important au sujet d’un acte terroriste, c‘est qu’il est utilisé pour attirer l’attention sur les objectifs politiques. Essentiellement le terrorisme est un théâtre. Il est donc a priori difficile d’imaginer comment ces deux fléaux feraient cause commune et selon quelles modalités des terroristes à idéal politique coopèreraient avec les cartels et réseaux de criminels internationaux, motivés eux par le profit, et vice versa.

Se lancer dans la violence pour le pouvoir (le terrorisme) ou pour le gain matériel (entreprise criminelle) comporte des objectifs différents. Pourtant des convergences sont possibles. Les distinctions faites entre les deux – souvent focalisées sur les motivations – ne sont plus d’actualité – d’abord, du fait que les terroristes subviennent toujours plus à leurs besoins par des activités criminelles. AQMI et Daech illustrent cette « tendance ». En effet, en partie à cause du tarissement des sources traditionnelles de leur financement, les terroristes et les insurgés se tournent de plus en plus vers le crime pour générer des fonds et acquérir le soutien logistique de criminels. Dans certains cas, les terroristes et les insurgés préfèrent eux-mêmes mener des activités criminelles ; quand ils ne peuvent pas le faire, ils se tournent vers les individus et les facilitateurs extérieurs. Les services de renseignement américains ont signalé que plus de 40 organisations terroristes étrangères ont des liens avec le trafic de drogue. Certaines organisations criminelles ont adopté une violence extrême et généralisée dans un effort manifeste d’intimider les gouvernements à divers niveaux. L’intersection des réseaux criminels et des organisations terroristes peut être largement regroupée en trois catégories ; la coexistence (occuper et opérer dans le même espace géographique en même temps) ; la coopération (décider que leurs intérêts mutuels sont servis en travaillant temporairement ensemble ou gravement menacés s’ils ne le font pas) ; et la convergence (chacun commence à adopter les comportements qui sont le plus souvent associés à l’autre). Le plus inquiétant étant la prolifération à travers le monde de croisements en même temps de ces trois tendances.

À bien des égards, la criminalité transnationale est ainsi devenue un instrument des groupes et réseaux terroristes. Il n’y a pas que le trafic de drogue, mais aussi des médicaments, des cigarettes, de la traite humaine, etc. Les deux entreprises, terroriste et criminelle, usent de violence illégale dans leur quête de pouvoir pour l’une, ou de profit pour l’autre. Théoriquement, les « combattants » de ces deux types d’entités peuvent être classés comme des criminels internationaux car ils commettent des actes prohibés par les lois nationales, le droit pénal international et les accords internationaux. En effet, les distinctions hier claires entre terrorisme et criminalité organisée sont devenues obscures, surtout en matière de motivation, de taille et de mode d’organisation de ces diverses entités dangereuses.  Désormais, criminels et terroristes opèrent plutôt en structures cellulaires décentralisées, tendent à cibler les civils, usent de tactiques similaires telles que l’enlèvement et le trafic de drogue.

Dans la conduite de leurs activités illégales, les motivations et le comportement sont différents, mais ils partagent de nombreuses caractéristiques communes. Ils emploient souvent les mêmes itinéraires : blanchir leur argent en utilisant les mêmes schémas, et mener des activités multiples et parallèles. Également, les crises et les catastrophes humanitaires, le nettoyage ethnique, les guerres et les insurrections sont également devenus des occasions pour le crime organisé et le terrorisme. « Les personnes désespérées qui fuient leurs États sont une cible facile ». D’où l’intérêt d’avoir des yeux centrés sur la manière dont les conflits sont financés. Politiquement et juridiquement, le financement des conflits se réfère aux activités ou aux relations qui génèrent des revenus pour les groupes armés ou les parties impliqués dans un conflit. Dans les économies de guerre irrégulières, la coïncidence de la violence armée et des économies informelles offre aux acteurs impliqués un accès unique aux opportunités économiques. Les limites de l’opportunité économique sont définies principalement par la force relative des factions belligérantes. Des options extérieures sont toujours présentes, y compris des dons (par exemple d’une diaspora), le détournement des flux d’aide ou le parrainage de l’État (fournitures d’armes et assistance militaire).

Malgré leurs objectifs stratégiques divergents, les terroristes, les criminels et les insurgés semblent de plus en plus collaborer. De nombreux observateurs estiment que les groupes terroristes et les réseaux criminels transnationaux partagent plusieurs caractéristiques, méthodes et tactiques. Il existe de nombreux exemples démontrant qu’il ne s’agit pas d’une coïncidence, mais sont indicatifs d’une tendance traduisant une menace croissante pour les intérêts de sécurité de nombreux pays y compris l’Algérie. Les liens profonds entre terrorisme, production de drogue et insurrection en Afghanistan et en Colombie sont bien connus. Au Sri Lanka, les Tigres de libération de l’Eelam tamoul (LTTE) ont fait des millions de dollars grâce à la cybercriminalité, et pendant des années ont utilisé la puissance militaire pour exercer un contrôle de facto sur un vaste territoire. Au Sahel, Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) est financé en partie par la protection des routes de trafic et par des campagnes d’enlèvement. Dans le sud du Nigéria, le Mouvement pour l’émancipation du delta du Niger (MEND) combine vols de pétrole, enlèvement et rébellion ethnique, et récemment a ajouté le terrorisme à son répertoire. En Somalie, on s’inquiète de la possibilité que les activistes islamistes taxent, contrôlent ou même investissent dans l’industrie de la piraterie.

Selon The Financial Action Task Force, « les enlèvements pour rançon en tant que méthode de financement du terrorisme ont été identifiés dans le monde entier par les organes d’application de la loi comme une source importante de revenus pour les groupes terroristes qui opèrent souvent dans des pays politiquement instables où l’autorité centrale est souvent faible, et la corruption endémique dans le secteur tant public que privé, et où le tissu social s’est déchiré à un degré considérable. Des millions de dollars provenant du versement de rançons sont tombés dans l’escarcelle d’organisations terroristes, qui se servent de réseaux de facilitateurs pour acheminer cet argent par le biais de systèmes officieux de transfert de fonds mais aussi, ce qui est plus inquiétant, par le biais d’institutions financières légitimes, banques et maisons de change par exemple». AQMI seule a recueilli au moins 65 millions de dollars en paiements de rançons de 2005 à 2011, ce qui représente une part importante de son budget annuel, qui s’élève à environ 15 millions d’euros par an.

Il est de plus en plus difficile de faire la distinction entre les terroristes et les criminels internationaux transnationaux. Ils partagent tous deux des points communs opérationnels et organisationnels et leurs actions semblent être de plus en plus floues. D’où désormais, peu de véritables batailles militaires, mais des escarmouches et une tendance des milices à cibler les civils ; même si parfois elles reçoivent des aides extérieures, les nouvelles économies de guerre dépendent clairement du pillage, du marché noir et d’un usage continu de la violence. Les recherches menées par l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime révèlent qu’au cours de la dernière décennie, il y a eu augmentation significative de l’activité criminelle et terroriste en Afrique. La crise actuelle de la sécurité dans le Sahel est expliquée par les liens entre criminalité, crime organisé et terrorisme. Le commerce des stupéfiants, par exemple, a le potentiel de fournir aux groupes terroristes un bonus supplémentaire : les recrues et les sympathisants parmi les agriculteurs appauvris, négligés et isolés qui non seulement peuvent cultiver des cultures de drogue, mais aussi populariser et renforcer les mouvements anti-gouvernementaux.

Les motifs politiques de répandre la terreur ont joué un rôle limité dans les prises d’otages d’AQMI. Bien que les revendications politiques fussent parfois exprimées par AQMI dans les messages affichés sur Internet, les données disponibles suggèrent que toutes les libérations de ressortissants occidentaux ont été obtenues grâce à des paiements de rançon, dans certains cas, associés à la libération par le Mali ou la Mauritanie de prisonniers liés à AQMI ou MUJAO. Dans un certain nombre de cas, la tentative de sauvetage ou le refus de payer des rançons a conduit à la mort des otages. Le commerce des otages est une activité lucrative. Les enlèvements d’otages ont rapporté au moins 125 millions de dollars aux groupes terroristes affiliés à Al-Qaïda depuis 2008. La France en a payé près de la moitié, selon une enquête du New York Times. À partir de février 2013, les autorités italiennes ont arraisonné vingt navires avec, en tout, 280 tonnes de cannabis à bord qui avaient apparemment transité par des zones libyennes contrôlées par Daech qui aurait prélevé une « taxe » pour laisser passer cette marchandise illégale. Ces trafics influent profondément sur la lutte anti-terroriste. Il y a en effet des faits avérés sur le fait que les islamistes sous-traitent pour les narcotrafiquants. Ils assurent la sécurité et la logistique des convois de cocaïne latino-américaine. Une prestation de service qui risque d’évoluer vers le pire au cas où un groupe terroriste (Al-Qaïda, Daech, ou d’autres) arrive à avoir le contrôle ou la direction du processus du trafic de drogue. « Des indices laissent croire que cette évolution est en train de se concrétiser sur le terrain pour faire apparaître sur la scène des narcoterroristes islamistes », a déclaré le Directeur de l’INESG, le docteur Lyes Boukra, qui fut parmi les premiers à attirer l’attention sur le phénomène.

Des enquêtes récentes montrent que le commandement central d’Al-Qaïda, installé au Pakistan, supervisait les négociations des rançons d’otages capturés en Afrique. AQMI, Shebabs en Somalie et Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA) ont développé un protocole commun pour les enlèvements et le processus de négociation. Ils vont jusqu’à sous-traiter les prises d’otages à des groupes criminels qui toucheront une commission de 10 % sur la rançon. Ces versements de rançons représentent désormais la moitié des revenus opérationnels d’AQPA. Cette pratique criminelle est souvent perçue comme présentant de faibles risques, de faibles coûts et d’énormes récompenses. Un seul paiement de rançon pourrait couvrir plusieurs mois de dépenses opérationnelles. Dans une lettre de 2012 à AQMI,  le fondateur de l’AQPA, Nasser al-Wahishi, a écrit que « la plupart des coûts de la bataille, sinon tous, ont été payés à travers les dépouilles (ndlr : butin). Près de la moitié des dépouilles proviennent de prises d’otages », une source de financement facile et presque sans risque « que je décrirais comme un commerce lucratif et un précieux trésor », dit-il.

À cause des ces pratiques et manque de coopération (voire la complicité dans certains cas) de certains États occidentaux, la situation courante en Afrique est caractérisée par la multiplication des enlèvements et des prises d’otages dans le dessein d’obtenir des fonds et des concessions. Les concessions obtenues constituent des gains politiques de grande valeur et les rançons versées servent à financer d’autres activités terroristes, ce qui accroit l’activité de ces groupes, multiplie le nombre des victimes et perpétue le problème. Nous assistons à une croissance et à des évolutions à différents niveaux dans les pratiques de rançons et prises d’otages ;

1-Hausse du nombre de groupes pratiquant les enlèvements contre rançon (AQMI, Al Mourabitoune, Boko Haram, Ansaru, El Shabab, etc.) ;

2-Hausse du nombre de cas et grande variété des cibles (travailleurs du secteur humanitaire, opérateurs économiques et leurs familles, touristes, religieux, agents diplomatiques, étudiants, populations vulnérables, dignitaires communautaires et leurs familles)

3-Hausse des montants exigés par les groupes terroristes et complication des autres revendications pour obtenir la libération des otages. Le butin des prises d’otages est florissant: en 2003, la première rançon jamais versée s’élevait à 200.000 dollars par otage. Aujourd’hui, elles peuvent atteindre les 10 millions de dollars.

En effet, les groupes criminels organisés peuvent se livrer à des tactiques terroristes, et les groupes terroristes peuvent se livrer à des activités criminelles organisées. Ces deux acteurs ont des objectifs très différents et ces objectifs peuvent imposer des contraintes très différentes. Les entités criminelles menacent l’économie nationale, la qualité de vie et la sécurité des citoyens. Elles posent de sérieuses menaces à la sécurité nationale et internationale et sont extrêmement résistantes aux efforts visant à les contenir, perturber ou détruire. Ces organisations menacent la stabilité d’un pays ou d’une région, la structure et l’autorité politique légitime. Les organisations et éléments criminels profitent des technologies de l’information et de communication, et de la prolifération des armes pour développer des capacités sophistiquées. L’impact social, économique et politique destructeur de la criminalité va augmenter à la fois dans sa gravité et sa sophistication. Pourtant elles avaient l’air d’être faciles à négliger parce qu’elles sont si variées dans leur nature et portée. De plus, leurs effets sont masqués par le fait que beaucoup sont un peu plus progressives et insidieuses avec des conséquences à long terme plutôt qu’immédiates. En effet, à l’exception du terrorisme, les menaces transnationales pèsent moins dans les considérations de la sécurité mondiale que les rivalités géopolitiques et autres guerres régionales.

Souvent les terroristes et les criminels agissent à partir des mêmes itinéraires et réseaux. Avant de devenir un terroriste célèbre, Mokhtar Belmokhtar était contrebandier – on le surnommait même « Mister Marlboro ». La cellule d’Al-Qaïda qui a commis les attentats à la bombe de mars 2004 à Madrid fournit un autre exemple de cellules terroristes dont les membres ont utilisé de vastes efforts criminels pour financer leurs opérations. L’un des meneurs et plusieurs complices étaient des trafiquants avant qu’ils ne se radicalisent et rejoignent la cellule de Madrid. Ces terroristes ont vendu des stupéfiants pour payer des voitures, des téléphones et autres supports logistiques et des armes. L’un des cerveaux des attentats à la bombe de Madrid aurait été Jamal Ahmidan, un important trafiquant de drogue qui vendait du haschich et d’autres produits connexes dans toute l’Europe occidentale dans les années 1990. Ahmidan semble s’être d’abord intéressé à l’idéologie islamiste en purgeant une peine d’emprisonnement en Espagne en 1998, puis a été totalement radicalisé dans une prison marocaine de 2000 à 2003.

Tout cela a des implications profondes et durables. Les entités criminelles et terroristes savent résister à tout ce qui vise à les contenir, perturber ou détruire. Elles menacent la stabilité d’un pays ou d’une région, les structures et l’autorité politique. Ensemble, cette combinaison peut finalement provoquer un ‘chaos’, c’est-à-dire, saper la société comme les termites rongent une maison en bois. Ces « réseaux de crime organisé-corruption peuvent être compris comme le virus VIH de l’État moderne, contournant et brisant ses défenses naturelles », prévient Phil Williams. Elles sapent l’autorité et la légitimité de l’État et corrompent aussi le tissu social. Plus inquiétante est l’habileté croissante des organisations criminelles et terroristes à exploiter la diffusion mondiale des réseaux sophistiquées d’information et financiers. Ainsi, les organisations et les réseaux basés en Amérique du Nord, Europe, Amérique, au Moyen-Orient, Asie, etc. élargissent l’échelle et la portée de leurs activités. Ils formeront des alliances lâches les uns avec les autres, avec de petits criminels, et avec des insurgés pour des opérations spécifiques. Ils vont corrompre des dirigeants d’États instables économiquement fragiles ou faillis, s’insinuer dans les banques et les entreprises en difficulté, et coopérer avec les mouvements politiques insurgés pour contrôler les zones géographiques importantes.

Il n’est pas exclu que ces entités puissent développer une vraie conscience politique. En tant que pratique établie, le crime ne fait pas partie du programme de consolidation de la paix. Au lieu de cela, il a été traité comme une question distincte de la stratégie d’application de la loi. Cette division repose sur l’idée fausse que le crime organisé ne traite pas du pouvoir politique. Cependant, nous savons maintenant qu’une caractéristique importante du crime organisé est sa relation intime avec les acteurs politiques complices. Les organisations criminelles poursuivent des stratégies politiques pour prendre le contrôle et le pouvoir. La différence entre les protagonistes politiques et criminels pourrait, dans certains cas, résider dans leurs stratégies plutôt que dans leurs objectifs. C’est une partie de la logique stratégique des réseaux illicites d’avoir une influence sur les ressources et les branches gouvernementales de manière dissimulée plutôt que de faire la concurrence publique pour le pouvoir politique. À long terme, ces influences et ces méthodes voilées d’exercice du pouvoir ont des conséquences néfastes sur la qualité institutionnelle de la gouvernance et sur la légitimité des autorités, ainsi que dans les États ou régions non directement touchés par les conflits armés.

La collecte de renseignements concernant le lien entre criminalité et terrorisme semble insuffisante. Cela suggère une compréhension incomplète de la portée et de la nature des relations entre terroristes et criminels. L’amélioration de la collecte et l’analyse de renseignement sur la criminalité transnationale organisée comme une première étape semble nécessaire. Le lien entre terrorisme et activités criminelles doit faire partie des priorités de la communauté du renseignement. Les estimations sur les menaces et conflits interétatiques sont inadéquats et inappropriées pour faire face aux menaces asymétriques. Ces lacunes sont théoriques et organisationnelles, affectant à la fois la culture à travers laquelle les agents et les analystes des renseignements voient leur travail, ainsi que les structures bureaucratiques qui dictent la compétence et l’autorité. L’organisation précédente des services limitait la gestion efficace de la menace terroriste. Les menaces et les défis auxquels les pays européens font face dans les années 1990 diffèrent sensiblement de ceux qui les guettent aujourd’hui.

Qu’en est-il de la coopération entre les différents services de renseignement occidentaux eux-mêmes et entre les services occidentaux et ceux des pays comme la Syrie, l’Algérie, la Russie, etc. ?

La crédibilité et l’intégrité de la communauté du renseignement dépendent de sa capacité à offrir des évaluations sans pression politique. Donc, pour des raisons d’efficacité, les services  de renseignement doivent être protégés des manipulations politiques. Lorsque l’intelligence est politisée ou perçue comme telle, elle perd sa pertinence comme outil de planification. Chaque controverse sur la politisation du renseignement nuit à son efficacité et image et pourrait marginaliser son rôle dans la formulation et l’exécution de la politique alors que le rôle du renseignement est central face aux menaces asymétriques. S’il est nécessaire d’éviter la politisation des services de renseignements, il est aussi vital d’éviter la « dépolitisation » de la lutte contre le terrorisme, qui n’est pas simplement une question technique. La lutte antiterroriste n’est pas simplement une question de coordination des services, mais une question politique, indissociable du projet politique au sens large.

La prédominance des intérêts géopolitiques, la « dépolitisation » de la lutte antiterroriste et la « technicisation » du terrorisme (c’est-à-dire la dissociation du terrorisme du projet politique) ont conduit à beaucoup de confusion. Les décideurs politiques ont été informés par leurs services de renseignement que l’intervention en Irak conduirait à la hausse du terrorisme. La suite est connue. Également, les pays de l’Otan ont été découragés par les partenaires régionaux des conséquences du renversement du régime libyen. Rien n’a arrêté la machine de guerre de l’Otan qui n’a pas tenu compte des conséquences sur la région ni des intérêts de sécurité nationale de partenaires dans la lutte contre le terrorisme. Que vaut un échange d’informations dans ces conditions pour un État dont les intérêts de sécurité nationale ne sont pas pris en compte ? L’Algérie en paye le prix aujourd’hui. En plus, des dirigeants européens et américains osent insinuer qu’elle est laxiste dans la lutte contre le terrorisme.

Les États-Unis et l’Union européenne utilisent souvent le terme « responsabilité » en direction des pays en développement pour se référer « à la responsabilité d’un père dans l’éducation de ses enfants ». La « logique de la générosité » souvent évoquée traduit une sorte d’« ingérence paternaliste ». Cela donne lieu à des déclarations de la part de dirigeants occidentaux de type « ce que les Africains (les Chinois ou les Indiens, les Indonésiens, ou autres) doivent comprendre, c’est que …». En effet, cette tendance à traiter les cultures et les sociétés non européennes avec mépris et légèreté est profondément ancrée dans la psyché occidentale. Tandis que les Américains véhiculent leur ingérence à travers leur « répandre la liberté », « endiguer la tyrannie », etc., les Européens les formulent sous couvert de « gouvernance », « modernisation », « ajustement sociétal ». « Dans la culture occidentale », affirme Dani Cavallaro, « les idéologies dominantes maintes et maintes fois se définissent dans une relation subordonnée à un Autre […] [et par conséquent] Le Moi et l’Autre sont inextricablement liés ». Tout au long de l’histoire américaine, les différents groupes marginaux comme les femmes, les Afro-Américains et les Amérindiens ont « cycliquement été vus déroger aux normes de la société patriarcale, hétérosexuelle et blanche ».

Chaque État se trouve avec sa propre liste d’organisations terroristes. Pour que la coopération internationale dans ce domaine puisse fonctionner et potentiellement réussir, les pratiques de la guerre ne doivent pas seulement être acceptées, régularisées et institutionnalisées, mais aussi apparaitre comme la seule option pour la paix dans le monde. Mais l’approche américaine en la matière est contestée. Les autorités qui prétendent être en charge de déterminer les paramètres des politiques anti-terroristes doivent se présenter comme disposant des connaissances faisant autorité sur la nature du terrorisme. La nécessité d’une définition cohérente et consensuelle du terrorisme est une base essentielle à une meilleure compréhension. Donc désigner les concepts clairement et précisément reste une condition préalable à une politique efficace. Sans un consensus sur « ce qu’est le terrorisme », il est difficile d’attribuer la responsabilité aux États qui soutiennent le terrorisme, de formuler des mesures appropriées à un niveau international au terrorisme, et de lutter efficacement contre les terroristes. Historiquement, ce sont les grandes puissances qui définissent les règles de jeu et les puissances moyennes sont plus ou moins contraintes de suivre. C’est ce que nous confirme une fois de plus la crise syrienne. Lorsque les tensions caractérisent les relations comme c’est le cas actuellement, il faut s’attendre à des répliques à travers le monde. Les contacts et les échanges sont réduits.

Étant donné la place centrale des États-Unis dans le système international, il convient de s’attarder  un peu sur la puissance américaine. Leur montée en puissance a été spectaculaire. Toutefois, il existe un vide dans la littérature entourant la relation entre les valeurs fondamentales et la politique étrangère des États-Unis. Bien que certains historiens ont mentionné l’importance des valeurs fondamentales, il y a eu peu d’efforts pour élaborer ce que ces valeurs sont réellement et comment elles ont influencé la politique étrangère en même temps que ces valeurs elles-mêmes ont été touchées par la quête continuelle de la sécurité. Ni les histoires régionales ni le propre passé impérial des États-Unis ne sont visibles dans les récits actuels dominants. Les historiens font un travail d’exploitation minutieux des archives disponibles, mais laissent la diplomatie déconnectée de la culture nationale dont elle ressort. Paul Gurland, par exemple, a identifié cinq « impératifs géopolitiques » qui ont « déterminé le comportement » extérieur des États-Unis. Plus important, « ces cinq impératifs stratégiques ne se trouvent nulle part dans la Constitution des États-Unis. Mais chacun des 44 présidents du pays, indépendamment de l’intention, s’est conformé à eux […] Les mêmes impératifs géopolitiques qui ont poussé à ces actions vont façonner les efforts américains dans l’avenir – comme ils l’ont fait depuis 1776 », conclut-il dans un article publié en 2009 sur le site de STRATFOR.

Le thème central de la politique étrangère américaine est l’expansionnisme enveloppé dans un discours idéaliste. « Malgré nos traditions anti-impérialistes, et en dépit du fait que l’impérialisme est délégitimé dans le discours public, une réalité impériale domine déjà notre politique étrangère », conclut Robert D. Kaplan. Les dirigeants américains n’invoquent pas la valeur de la primauté de

l’empire ou d’hégémonie, mais il est probable que beaucoup pensent les objectifs de sécurité nationale en ces termes. La valeur de la primauté est couverte, inconsciemment, dans leurs déclarations publiques par des euphémismes comme « façonner l’environnement international ». « Aucun euphémisme n’est plus surchargé que le « leadership » qui permet le déni et l’affirmation simultanée de la position dominante », explique Richard K. Betts. Les élites américaines y compris les libéraux puisent dans l’« exceptionnalisme américain » et « prétendent à une supériorité morale » – en complément du discours officiel sur le leadership mondial – défendant sans complexe la promotion de l’hégémonie voire de l’empire américain  – ce qui dans les discours et documents officiels est traduit par le concept de leadership. Et comme disait Henry Kissinger, « les convictions que les dirigeants ont formées avant d’atteindre de hautes fonctions sont le capital intellectuel qu’ils consomment aussi longtemps qu’ils demeurent en fonction ».

Dans bien des systèmes politiques démocratiques institutionnalisés, le pouvoir électoral de l’électeur et le débat public ouvert sur la politique étrangère ont tendance à long terme à contrecarrer les idées et politiques expansionnistes excessivement coûteuses. Bien sûr, il y a toujours eu dans l’histoire américaine des dissidents à l’empire – opposés à la guerre et à l’expansion, et voués aux priorités et idéaux domestiques. Pourtant au fil du temps, leur voix  a été marginalisée dans le débat public et la vie politique. Par conséquent, une alliance étrange a réussi à réduire petit à petit des contraintes sur l’utilisation de la force. Dans son explication de la « over-expansion », Jack Snyder estime que plus un État est cartellisé, plus les « attributs de pouvoir – y compris les moyens matériels, les forces organisationnelles et l’information – are concentrated in the hands of parochial groups » (ndlr : sont concentrés dans les mains de groupes à l’esprit de clocher). L’« over-expansion », dit-il,  est « un produit des activités politiques et propagandistes des groupes impérialistes » qui forment des coalitions et utilisent leur pouvoir pour influencer le gouvernement et les médias de manière à inculquer le mythe de la sécurité par l’expansion. Les raisons pour lesquelles les élites peuvent demander une surexpansion  sont variées. Snyder mentionne deux motifs possibles : la politique bureaucratique et les intérêts économiques des groupes industriels puissants. En effet, « parce que les intérêts impériaux et militaires sont généralement plus concentrés que les intérêts anti-impériaux et antimilitaristes, un système politique cartellisé a une chaise à la table des négociations aux intérêts impériaux tandis que les groupes diffus avec des intérêts diffus, comme les contribuables et les consommateurs, sont exclus ». Cela explique pourquoi, historiquement, les défenseurs d’une stratégie de grande retenue n’ont pas beaucoup influencé la politique américaine, ce qui suggère que leur vision de l’échelle et de la portée de la puissance américaine les met en marge du débat politique national.

L’Angleterre est en proie à des attentats réguliers. Comment expliquez-vous que la Grande Bretagne soit devenue une cible majeure ?  Ce pays paye-t-il pour avoir été un jour un sanctuaire pour les terroristes avec le « Londonistan », ou y a-t-il d’autres raisons ?

Le terrorisme est par essence politique. D’une façon ou d’une autre, il est résultat de failles dans le projet politique. De nombreux pays européens n’ont pas pris au sérieux la menace du terrorisme islamiste. Des islamistes recherchés en Algérie par exemple dans les années 1990 ont trouvé refuge en Grande-Bretagne. L’erreur la plus importante est d’abandonner les quartiers populaires à eux-mêmes. Cela a permet aux islamistes de s’insérer dans le paysage local et le tissu social. Lorsque l’État se désengage, la société s’en déconnecte et les gens cherchent refuge dans d’autres structures alternatives, qu’elles soient tribales, culturelles, etc. La quête de sens personnel et d’ordre dans les cadres traditionnels se répand. Avec le retrait de l’État, les populations agissent rationnellement en recherchant des solutions et en s’organisant en conformité avec les allégeances concurrentes à l’État ; elles cherchent des canaux alternatifs de soutien et d’ordre symboliques. La société fait ainsi de plus en plus appel à des outils informels de relations sociales (famille, clan, tribu, religion, etc.) qui se répandent alors que les institutions officielles perdent tout sens d’ordre symbolique ou politique. Là où l’État n’assume pas ses responsabilités, il y aura toujours des acteurs qui prendront le relais. Dans de nombreux États européens, les islamistes ont su profiter de cette situation pour répandre leur idéologie. Et lorsque les États européens ont cherché à y faire face, leurs réponses étaient souvent de type sécuritaire coercitif, et dans certains cas n’ont rien à avoir avec la lutte contre le terrorisme. Les diagnostics alarmistes sur la contrebande et d’autres activités illicites contribuent à affaiblir les capacités de l’État sans améliorer celles nécessaires dans la lutte antiterroriste.

« Londonistan », par exemple, est révélateur du coté folklorique de la manière dont la lutte antiterroriste est menée. Depuis un moment, un certain nombre d’écrivains populaires avertissaient que l’Europe se dirige vers un avenir décrit comme « Eurabia », dans lequel une marée musulmane conduit à la conquête (ou reconquête) de l’Europe. Cette inquiétude est apparue en Amérique (Bernard Lewis, Mark Steyn) et en Europe (Frits Bolkestein, Jean-Claude Chesnais). L’idée générale largement diffusée décrit la Grande-Bretagne comme le « North Pakistan », la France comme l’« Islamic Republic of New Algeria », la Belgique comme le « Belgistan », l’Espagne comme « the Moorish Emirate of Iberia » et l’Allemagne comme la « New Turkey ». Quelle est la part de la vérité ? En tous cas, il n’y a rien d’anodin et cela anticipe une politique particulière. L’Allemagne d’Helmut Kohl par exemple cherchait délibérément à réduire le nombre des Turcs dans le pays. Cela a fait l’objet d’une discussion au sujet d’un plan secret avec le premier ministre britannique Margaret Thatcher en octobre 1982. Les notes britanniques de ces réunions révèlent que « le Chancelier Kohl a dit […] qu’il serait nécessaire de réduire le nombre des Turcs de 50 % au cours des quatre prochaines années – mais il ne pouvait pas le dire publiquement ». « L’Allemagne n’a pas de problème avec les Portugais, les Italiens et même les Asiatiques du Sud parce que ces communautés s’intègrent bien », dit-il, selon les notes britanniques. « Mais les Turcs étaient d’un genre de culture très différent […] L’Allemagne (de l’Ouest) avait intégré 11 millions d’Allemands des pays d’Europe orientale. Mais ils étaient Européens et ne représentent pas un problème ».[1] Une perception qui est toujours d’actualité et largement répondue dans le reste de l’Europe.

En effet, nommer ou caractériser un espace de cette manière n’est jamais neutre. Les concepts « Londonistan », « balkanisation », « irakanisation », « afghanisation », etc. ont un sens et induisent en erreur lorsqu’ils sont utilisés dans d’autres contexte que le leur. Un sujet aussi grave –car lorsque les gens meurent c’est grave – doit être abordé par les hommes politiques et praticiens de sécurité avec plus de décernement en évitant ces formules et slogans de marketing. Le recours à ces métaphores et analogies historiques et géographiques n’est pas anodin mais anticipe une certaine politique et participe à façonner une certaine vision-image. « Londonistan » fait partie d’un processus que John Agnew appelle la « domesticating the exotic », un processus qui décrit la façon dont des dirigeants politiques, des universitaires et des médias recyclent des termes ou noms géographiques afin de familiariser des situations inhabituelles dans un vocabulaire élaboré à partir de certaines expériences antérieures. Ces analogies (qui évoquent l’image d’un lieu d’un passé « connu » de guerres intestines et traumatismes historiques pouvant être projetée ailleurs) ont pour effet de désigner et d’expliquer de manière putative des situations bien au-delà du contexte historique et géographique d’origine, mais elles portent avec elles des significations chargées qui exposent la spécificité de leurs origines en termes politiques basés sur des stéréotypes. De cette manière, elles projettent la nature d’un lieu donné sur un endroit et, implicitement, identifient les parties du lieu d’origine comme analogue aux parties du lieu d’application. En clair, les comptes de « ce qui s’est passé » dans un endroit spécifique sont projetés comme des explications putatives sur un autre endroit. Ce qui, au final, permet de comprendre un endroit en termes familiers, mais pas nécessairement de façon empirique et précise.

Ces division puisent dans, et traduisent, des imaginaires géopolitiques particuliers. Il s’agit de manières de décrire la réorganisation de l’espace politique, mais aussi du temps politique. Ces notions de « Londonistan » marquent une volonté de distanciation à l’ère de la mondialisation. Au cœur de ce processus, il y a l’idée de distinguer le « Moi/Nous » et l’« Autre/Eux », l’un des sujets principaux de la philosophie occidentale. Traditionnellement, tout ce qui est méprisable est « l’Autre » qui se trouve à « l’extérieur » et vice versa (« Autre » et « extérieur » sont utilisés de manière interchangeable). Les représentations des « Autres » ont changé à travers le temps et ont produit des réponses différentes dans le temps à la peur de l’Autre. L’« Autre » est fondamental pour la constitution de « Moi ». Dans la culture occidentale, les idéologies dominantes se définissent dans une relation à un Autre subordonné. Et par conséquent, le Moi et l’Autre sont inextricablement liés. La représentation affecte profondément la construction de la réalité sociale, surtout si elle est associée avec les conquêtes politiques et impériales. Le type de représentation est directement lié aux relations historiques et théoriques entre la domination économique et politique de l’Occident et sa production intellectuelle. « L’Autre » est représenté négativement et une telle représentation implique généralement des relations de pouvoir inégales.

De nombreux travaux montrent que la notion de l’« Autre » peut même servir comme principe organisateur général des sociétés. La construction d’un « Nous » implique nécessairement la construction d’un « Eux », note Chantal Mouffe dans The democratic paradox. La relation entre les deux est tout à fait contingente et dialectique aux niveaux à la fois symboliques et matériels. En Occident, « c’est l’identité même de la démocratie qui est en jeu, dans la mesure où elle a dépendu dans une large mesure de l’existence de l’Autre communiste qui a constitué sa négation ». Avec la disparition de l’Autre communiste, « le sens de la démocratie elle-même s’est effacé et doit être redéfini par la création d’une nouvelle frontière ». Les frontières se déplacent désormais à l’intérieur de la nation. « C’est beaucoup plus difficile pour la droite modérée et la gauche que pour la droite radicale. Car celle-ci a déjà trouvé son ennemi. Elle est fournie par l’« ennemi intérieur », les immigrés, qui sont présentés par les différents mouvements de l’extrême-droite comme une menace à l’identité culturelle et à la souveraineté nationale des «vrais» Européens. La croissance de l’extrême-droite dans plusieurs pays occidentaux ne peut être comprise que dans le contexte de la crise profonde de l’identité politique à laquelle est confrontée la démocratie libérale après la perte des repères traditionnels. Elle est liée à la nécessité de redessiner la frontière politique entre ami et ennemi. »

Le processus de radicalisation est trop complexe. Mais le discours dominant actuel met l’accent sur la culture, particulièrement sur l’Islam. Afin de favoriser la compréhension des processus psychologiques menant au terrorisme, Fathali Moghaddam conçoit l’acte terroriste comme la dernière étape sur un escalier se rétrécissant ; si la grande majorité des gens (même quand ils se sentent brimés et injustement traités) restent au rez-de-chaussée, certaines personnes montent et sont finalement recrutées dans des organisations terroristes. Ces personnes pensent qu’elles n’ont pas la voix au chapitre dans la société, et sont encouragées par les leaders à déplacer l’agression sur d’autres groupes et à se socialiser au sein de l’organisation terroriste comme membres de groupes légitimes, ceux étant en dehors du groupe représentant le mal. La stratégie de lutte contre le terrorisme met largement l’accent sur la manifestation du terrorisme dans sa forme tactique, sans s’attaquer aux facteurs de risque ; elle se concentre sur les personnes qui sont déjà en haut de l’escalier et n’apporte que des gains à court terme. La meilleure politique à long terme contre le terrorisme est la prévention, rendue possible en nourrissant la démocratie contextualisée au rez-de-chaussée. Au lieu de cela, les sociétés occidentales subissent malheureusement l’« effet boomerang » au sens foucaldien, où la « périphérie coloniale » devient un champ d’expérimentation. Les leçons apprises sur le champ de bataille au Moyen-Orient façonnent désormais les politiques de sécurité dans la métropole.

Sous cet angle, l’impérialisme occidental ne se contente pas simplement d’exercer la force et les pratiques coloniales sur les sujets impériaux. Une fois testées à l’étranger, les mêmes pratiques sont appliquées à la maison. Ce n’est pas nouveau dans l’histoire américaine. Ce sont les mêmes techniques de renseignement mises au point par l’armée américaine dans la guerre des Philippines qui ont été utilisées contre les syndicats américains. Les mêmes tactiques, méthodes et matériels utilisés dans la « guerre mondiale contre le terrorisme » ont fini par être utilisés contre le public américain à la maison. Les « drones de surveillance aérienne visant à protéger les frontières du pays et à lutter contre les terroristes à l’étranger tournent leurs yeux électroniques vers les Américains ici, chez nous », déplore le Washington Times. Au Pakistan où des milliers de Pakistanais ont été tués par des drones américains, des enfants pakistanais ont du mal à aller à l’école et à étudier (abandonnant l’école par crainte d’être bombardés) et certains adultes ont peur de se rassembler publiquement ou d’assister à des mariages et des enterrements. Le même quotidien trouve que « cette surveillance a un sens lorsque l’utilisation se limite à garder un œil sur nos ennemis dans les guerres en Irak et en Afghanistan. L’utilisation de cette technologie du champ de bataille sur le sol américain est un phénomène récent, et il y a peu de restrictions de mise en place. Le DHS (Department of Homeland Security)dispose déjà d’une flotte de drones avec une technologie « capable d’identifier un homme debout dans la nuit et de voir s’il est armé ou non », et devraient être équipés de programmes d’« interception » capables de lire et suivre les signaux des téléphones cellulaires.  La technologie des drones est nouvelle, mais pas la pratique en elle-même.

C’est « l’effet boomerang de l’impérialisme sur la patrie » contre lequel Michel Foucault mettait en garde au milieu des années 1970 et que Hannah Arendt dénonçait en 1968 dans Les Origines du totalitarisme. Cet « effet boomerang » a connu une résurgence spectaculaire au cours de la dernière décennie ; les pratiques néocoloniales des frontières à Bagdad, Kaboul, etc. sont actuellement mises en place à New York, Washington et Londres, etc. Bien sûr, les effets observés dans le cadre urbain occidental diffèrent énormément de ceux observés dans la zone de guerre. Mais quel que soit l’environnement, ces actes hi tech de violence sont fondés sur un ensemble d’idées partagées. Les technologies de gouvernance changent et sont re-conceptualisées, en même temps l’art de gouverner implique le développement de nouvelles gammes d’institutions, de pratiques, de connaissances et de tactiques pour introduire le contrôle au nom de la sécurité. Les cycles interminables de violence (guerre contre le terrorisme, guerre contre la drogue, etc.) sont devenus une composante fondamentale du système économique. Au lieu d’être considérés comme une anomalie, ils sont devenus un aspect fondamental de la démocratie occidentale libérale elle-même, et la guerre comme un outil intégré au développement du monde. Ainsi, surveillance de masse, tribunaux secrets, militarisation de la police, stratégie de COIN, détention sans procès, zones tampons de sécurité, postes de contrôle, nouvelles armes non létales et drones, etc. sont tous devenus des caractéristiques-clés des centres urbains et des pouvoirs politiques et financiers occidentaux.

Trouvant leur origine dans les campagnes militaires poursuivies par les forces militaires occidentales (y compris les sous-traitants de sécurité) à l’étranger, ces éléments ont largement intégré le tissu de la police. Cette évolution intègre la militarisation d’un grand nombre de débats politiques, de paysages urbains et de circuits de l’infrastructure urbaine, ainsi que des domaines de la culture populaire et urbaine. Elle conduit à la diffusion rampante et insidieuse des débats militarisées sur la ‘sécurité’ dans tous les domaines de la vie. C’est manifeste dans l’utilisation généralisée de la guerre comme la métaphore dominante décrivant l’état perpétuel et sans frontières des sociétés urbaines – guerre contre la drogue, contre la criminalité, contre le terrorisme, contre l’insécurité elle-même. La construction de « zones de sécurité » autour des noyaux financiers stratégiques de Londres et New York fait écho aux techniques utilisées dans la zone verte de Bagdad. Il s’agit d’un phénomène plus large, plus profond et de plus en plus croissant que Stephen Graham appelle « The New Military Urbanism ». Fondamental à ce dernier est le changement de paradigme qui rend les espaces communs et privés des villes, ainsi que leur infrastructure (avec leurs populations civiles) une cible et source de menaces. Au Brésil, par exemple, des sources militaires ont confirmé que les techniques employées dans l’occupation de la favela Morro da Providencia sont celles que les soldats brésiliens utilisent lors de la mission de maintien de la paix des Nations Unies à Haïti. Les changements dans les pouvoirs coercitifs de l’État liés à des mesures de maintien de l’ordre ou de sécurité ne sont pas principalement une réaction à des évènements particuliers. Ces pouvoirs étendus peuvent être exercés dans la poursuite de toute une série d’agendas cachés sans rapport avec la criminalité et le terrorisme qu’ils sont censés combattre. Ces agendas cachés sont liés à la politique étrangère et intérieure, et à des intérêts privés et organisationnels particuliers.

À l’heure de la mondialisation et la venue du système-monde, la distinction géographique entre l’intérieur et l’extérieur n’est plus pertinente. Max Weber disait; « Among a plurality of co-existing polities, some, the Great Powers usually ascribe to themselves and usurp an interest in political and economic processes over a wide orbit. Today such orbits encompass the whole surface of the planet » (Parmi une pluralité de politiques coexistantes, certaines, les grandes puissances s’attribuent habituellement et usurpent un intérêt pour les processus politiques et économiques sur une large orbite. Aujourd’hui, de telles orbites englobent toute la surface de la planète). Ainsi de nouvelles formes d’exclusion, d’impérialisme et de radicalisation accompagnent les flux (à des degrés divers) d’information, d’idées, de personnes et de capitaux. L’expansion du capitalisme mondial a produit de nouvelles frontières, clôtures, lois, actions de police, et militarisation pour contrôler les mouvements humains et assurer le pouvoir capitaliste. Comme les frontières entre intérieur et extérieur sont rendues floues par la mondialisation, il est difficile de définir l’« Autre ». Dans « Identity, Immigration, and Liberal Democracy », Francis Fukuyama prétend que « Globalization, driven by the Internet and tremendous mobility, has blurred the boundaries between the developed world and traditional Muslim societies. It is not an accident that so many of the perpetrators of recent terrorist plots and incidents either were European Muslims radicalized in Europe or came from privileged sectors of Muslim societies with opportunities for contact with the West » (la mondialisation, conduite par Internet et une mobilité formidable, a brouillé les frontières entre le monde développé et les sociétés musulmanes traditionnelles. Ce n’est pas un accident que tant d’auteurs de frappes et d’incidents terroristes récents ont été soit des musulmans européens radicalisés en Europe, soit venus de secteurs privilégiés de sociétés musulmanes avec des opportunités de contact avec l’Occident). Toutefois, l’une des qualités les plus frappantes de la mondialisation est la persistance de la différence et la centralité continue des notions de « Nous et Eux » dans la construction des identités, des valeurs, des intérêts, des normes et donc des mesures appropriées. C’est là qu’intervient l’importance du zonage. L’étiquetage d’un lieu particulier comme dangereux et/ou menace peut inviter des agressions militaires et réponses musclées.

La politique crée son propre espace d’intervention. Le pouvoir souverain mondial définit les processus de zonage à l’échelle mondiale (Arc d’instabilité, zone de paix démocratique, etc.). Ce qui est crucial c’est que la distinction est faite. Comme l’indique Aida Hozic, « les processus mondiaux actuels de zonage portent sur la création de l’illusion des différences, mais en réalité il ne peut y en avoir aucune ». À cet égard, la production virtuelle des différences et des antagonismes par le biais de récits apparait crucial pour la définition des zones de sécurité et de zones sans foi ni loi. Le zonage se transforme alors en tâche pour recréer les dangers et les menaces, et pour canaliser le déplacement des populations et des investissements dans un scénario mondial dans lequel les territoires ressemblent de plus en plus à ses propres frontières, le paysage social des frontières ressurgit dans les centres-villes métropolitains. Le zonage devient une tâche pour produire les différences qui sont transformées en outils de pouvoir souverain. Selon Stephen Graham, « les constructions de zonage et de frontières représentent des tentatives souveraines de créer des illusions de la différence plutôt que de répondre à la différence et à ses risques présumés ».

Avec la venue du système-monde, le zonage a commencé à se développer vers l’intérieur. L’Allemagne nazie et ses camps de concentration constituent un cas paradigmatique de ce changement. Avec ses camps de concentration, affirme Giorgio Agamben, l’espace d’exception acquiert pour la première fois une place permanente au sein de la « Polis ». Les camps sont un morceau de territoire qui est placé à l’extérieur de l’ordre juridique normal, bien qu’il ne soit pas un espace extérieur faisant partie de la « Polis ». De cette manière, la société exclut ceux qui sont considérés comme indésirables à l’intérieur ou localise l’intérieur vers l’extérieur. Agamben s’alarme: « la déclaration de l’état d’exception est progressivement remplacée par une généralisation sans précédent du paradigme de la sécurité comme technique normale de gouvernement ». « L’état d’exception a même atteint aujourd’hui son plus large déploiement planétaire. L’aspect normatif du droit peut être ainsi impunément oblitéré et contredit par une violence gouvernementale qui, en ignorant à l’extérieur le droit international et en produisant à l’intérieur un état d’exception permanent, prétend cependant appliquer encore le droit ». Cette notion de sécurité vise à produire et transformer la vie sociale à son niveau le plus général et global. Le discours de sécurité est élaboré sur mesure pour justifier et légitimer le recentrage des missions de l’État sur le maintien de l’ordre et le contrôle des populations considérées comme dangereuses. La loi dans ce contexte devient un moyen de répression ; « la loi était à la fois une épée et un bouclier : elle était un outil utilisé pour faire avancer des objectifs conservateurs, et c’était un bouclier destiné à protéger l’autonomie de l’exécutif », explique Mary L. Dudziak.

Alors que les camps de concentration expriment la manifestation la plus extrême de cette tendance, la délimitation formelle des ghettos dans l’Allemagne nazie, la définition informelle de ghettos ou centre-ville aujourd’hui, ou de camps de refugiés, tous illustrent la même grammaire. Le ghetto conjugue les quatre composantes du racisme : le préjugé, la violence, la ségrégation et la discrimination. Avec la poursuite de la ghettoïsation et l’altérisation généralisée des Mexicains-musulmans-réfugiés-personnes pauvres, la société commence à accepter le déni des droits à ces catégories, et éventuellement à courir le risque de renoncer à plusieurs des droits au nom de la sécurité. Nous assistons à une époque où le pouvoir souverain reproduit artificiellement les distinctions territoriales entre les zones de droit ou « normales » et les zones de non-droit ou d’exception. Le raisonnement géopolitique qui implique le recyclage de noms géographiques dans de nouveaux contextes répond au même souci ; comment « la politique mondiale est ‘spatialisée’ ou rendue géographiquement expressive par les dirigeants politiques et les représentations médiatiques ». En faisant cela, on « dévalorise des endroits particuliers et les populations qui y habitent » tant pour les marchandiser économiquement et les apaiser politiquement et militairement. Et voila ce à quoi correspond (et dans quel contexte il faut l’appréhender) le « Londonistan ».

À l’ère de la mondialisation, les frontières d’une nation ne sont plus externes mais fonctionnent à travers ses villes. Les nations devront se défendre non pas à l’étranger, mais à l’intérieur de leurs propres métropoles denses. Ces inquiétudes ont été exprimées par beaucoup d’experts et stratèges militaires occidentaux, qui s’attendent à ce que la plupart des conflits dans le futur soient internes (dans le reste du monde et au sein de leurs territoires) d’où le besoin impératif de restructurer les services armés et de sécurité pour faire face à l’« Intifada des banlieues ». Ils s’inquiètent que leur pays devienne ce que le Moyen-Orient, les Balkans, l’Asie centrale et l’Afrique de l’Est sont aujourd’hui : un champ de bataille. Dans cette perspective, la menace est une civilisation visant les valeurs centrales de la culture occidentale par des acteurs non étatiques. Dans la mesure où les forces du djihad (comme  plusieurs le suggèrent) sont actives en Occident, il peut être soutenu que les lignes importantes de ce conflit culturel se situent au sein des frontières de l’État (de « Nous »).

À chaque fois que l’on est face à des situations qui ne sont ni prévues ni réglementées par les arrangements et dispositifs juridiques existants, nous sommes devant un état d’exception. Carl Schmitt fait savoir que c’est le pouvoir souverain qui « décide de l’exception ». En effet, la désignation sinon la distinction entre espaces de sécurité et de non sécurité est la principale activité du pouvoir souverain. Grâce à cette distinction, une décision souveraine est faite distinguant entre ces territoires et populations qui appartiennent à la vie politique et qui doivent donc être protégés, et ceux qui ne le sont pas et sont donc considérés comme sans valeur. Au moins dans la tradition développée en Occident, les zones de non droit ont toujours été situées au-delà des limites de la politique, à l’extérieur. Simultanément, les distinctions spatiales ont toujours impliqué des jugements moraux, légaux et esthétiques. Ainsi, l’extérieur sans foi ni loi apparait naturellement comme le lieu de tout ce qui esthétiquement laid, moralement mauvais, absolument inhumain et ontologiquement menaçant. Prenons l’exemple de l’ancien président français François Hollande qui décrit « les gars des cités, sans références, sans valeurs ». Il parle de ces « cités » comme si elles ne sont pas une partie de la France, comme des territoires extérieurs à la République. Cela implique aussi des jugements moraux : « Ils sont passés de gosses mal éduqués à des vedettes richissimes, sans préparation. Ils ne sont pas préparés psychologiquement à savoir ce qu’est le bien, le mal ». « La Fédération, c’est pas tellement des entraînements qu’elle devrait organiser, ce sont des formations. C’est de la musculation de cerveau ». « Moralement, ce n’est pas un exemple, Benzema ».

Après tous les attentats qui ont eu lieu en Europe, à Paris, Bruxelles, Londres, Berlin, etc. les gouvernements occidentaux ont-ils retenu la leçon qui est de combattre le terrorisme d’une manière efficace et de réparer leurs erreurs du passé notamment un certain laxisme envers les terroristes fichés ? Certaines de nos sources tirent fréquemment la sonnette d’alarme concernant les budgets alloués aux services de renseignement, à la Défense en général, avec le manque d’effectifs, etc. Pensez-vous que les moyens à la fois humains et matériels consacrés aux services de renseignement et à l’armée sont à la hauteur des défis qui sont de neutraliser définitivement les réseaux et les groupes terroristes ?

Bien que peu de détails soient publiquement disponibles sur le rôle de la communauté de renseignement dans la lutte contre les menaces terroristes, le renseignement peut jouer un rôle important dans le développement d’analyses stratégiques qui donnent la priorité aux tendances du terrorisme, ainsi que dans l’élaboration de réponses opérationnelles et tactiques pour détecter, influencer et cibler les réseaux, les nœuds, les plans et les acteurs spécifiques du crime-terrorisme. Le problème n’est pas nécessairement un problème de ressources. Deux facteurs sont importants : la priorisation car les services armés et de sécurité sont jugés en fonction du projet politique ; la question d’adaptation des services dont la structure dépend en partie de la nature de la menace. Le problème n’est pas exclusivement militaire, mais est partagé par des décideurs de haut niveau. Les officiers militaires demandent constamment des objectifs clairs et plus de moyens; les politiciens demandent de faire plus et mieux avec moins de moyens et préfèrent généralement se détourner des déclarations claires et définitives sur quoi que ce soit, notamment les questions de guerre et de paix. Mais avant d’aborder ces deux points (adaptation et priorisation) qui ne sont pas sans liens par ailleurs, il convient de noter que dans de nombreux cas, les organisations militaires et de sécurité abordent avec difficulté leurs missions pour des raisons qui échappent à leur contrôle. Les organisations militaires et de sécurité sont des bureaucraties étatiques. Les fonctionnaires et responsables gouvernementaux opèrent dans un domaine de contraintes qui affectent leur capacité à formuler et à mettre en œuvre des politiques et des changements. Contrairement aux dirigeants des entreprises privées, ils n’ont pas la liberté d’action dans l’allocation des facteurs de production (ressources) et la définition de leurs objectifs. « Le contrôle sur les revenus, les facteurs productifs et les objectifs de l’agence sont tous acquis à un degré important dans des entités extérieures à l’organisation – législateurs, tribunaux, politiciens et groupes d’intérêt ».

En outre, les fonctionnaires gouvernementaux ont rarement des résultats clairs, tandis que ceux d’un gestionnaire d’entreprise privé est le profit, la part du marché et la survie. Comme l’a dit James Wilson, il existe peu ou pas d’accord sur les normes et mesures de la performance pour évaluer un fonctionnaire du gouvernement, alors que divers tests de performance sont bien établis dans les affaires privées – rendement financier, la part de marché, mesures de performance pour la rémunération des dirigeants. Alors que la gestion des entreprises se concentre sur la « rentabilité » (les bénéfices), la gestion gouvernementale se concentre sur les « contraintes ». Ce manque de contrôle peut rendre les changements institutionnels plus difficiles, et met en évidence un deuxième facteur: l’importance du soutien politique. L’une des tâches-clés d’un cadre national est la maintenance de l’organisation. « Dans une agence gouvernementale, l’entretien exige l’obtention non seulement de capitaux (crédits) et de main-d’œuvre (personnel), mais aussi le soutien politique ». Le soutien politique fournit aux cadres du gouvernement l’autonomie nécessaire pour mettre en œuvre les changements nécessaires pour exécuter leurs missions. « Le soutien politique est à son plus haut niveau lorsque les objectifs de l’agence sont populaires, ses tâches simples, ses rivaux inexistants et les contraintes minimes ». Ces conditions s’appliquent rarement aux organismes gouvernementaux. Les militaires demandent toujours des objectifs clairs, mais les hommes politiques sont toujours ambigus.

Les rivalités bureaucratiques sont courantes et connues. Il en va de soi que les services armés et de sécurité s’alarment du manque de moyens. Les organisations sont créées pour accomplir certaines missions et ses membres favorisent les politiques qui augmentent l’importance de leur organisation et des capacités qu’ils considèrent comme essentielles à leur essence. Le problème n’est pas une question de moyens, mais l’absence de priorisation et de hiérarchisation, l’absence de priorités claires. Et les priorités sont définies par le politique. À chaque attentat, l’histoire se répète sur un point essentiel : les réponses aux crises sont une aubaine pour les politiques et entreprises qui cherchent pouvoir et gains financiers en exploitant les craintes du public. La réaction ressemble souvent aux réponses aux crises précédentes : augmenter les moyens, restreindre les libertés sans se poser la question sur le projet politique qui semble conduire à la « Resurgence of the Warfare State » (La résurgence de l’État de guerre). Aux États-Unis par exemple, l’USA PATRIOT Act a été adopté et mis en œuvre, le NORTHCOM a été créé, les dépenses de la Défense ont augmenté de façon massive, les interventions extérieures sont devenues courantes. La création du Département de la Sécurité Intérieure a abouti à la fusion de 22 organismes du gouvernement fédéral et à un Département de Sécurité Intérieure doté de plus de 177 000 employés.

Même d’anciens responsables des renseignements craignent que la combinaison des nouvelles menaces, des progrès des technologies et des interprétations radicales de l’autorité présidentielle puisse menacer la vie privée des Américains. Des milliers d’organisations gouvernementales et d’entreprises privées travaillent sur ​​des programmes liés à la lutte contre le terrorisme, le renseignement et la sécurité territoriale. Le lieutenant-général à la retraite John R. Vines (pourtant familier avec les problèmes complexes et qui a déjà commandé 145 000 soldats en Irak) se dit surpris par ce qu’il a découvert ; « la complexité de ce système défie toute description ». Dana Priest et William M. Arkin s’alarment que ce « monde top-secret […] est devenu si grand, si lourd et si obscur que personne ne sait combien d’argent il coûte, combien de personnes il emploie, combien de programmes il a, ou exactement combien d’agences font le même travail ». En effet, ce « terrorism-industrial complex » échappe à tout contrôle et grandit un peu partout à travers le monde notamment en Europe. Chaque attaque implique la croissance de la portée de la sécurité intérieure, des centres de fusion, des technologies du champ de bataille, et de la collecte de données et de l’intrusion dans la vie des citoyens ordinaires. Est-ce cela un manque de moyens ?

En effet, les organismes de sécurité et de défense sont mieux dotés en termes de ressources aujourd’hui. Non seulement ils ont plus de moyens, mais ils ont aussi été beaucoup servis par les nouvelles technologies de surveillance et de contrôle. Depuis et durant la décennie 1990, la révolution informatique a atteint la grande vitesse et a eu un énorme impact en matière de communication. Les progrès technologiques ont considérablement amélioré la capacité des services, permettant des cycles opérationnels compressés, des frappes de précision de longue portée basées sur des renseignements en temps réel et une jointness améliorée. La technologie moderne est perçue comme une solution à de nombreux problèmes. Sur le plan opérationnel, elle permet d’obtenir les mêmes résultats avec moins de ressources. Les forces armées et de sécurité y ont de plus en plus recours pour obtenir un avantage sur le champ de bataille, leur permettant une hausse significative de la conscience situationnelle des opérations.

Ce fantasme technologique a aussi un prix. Il a conduit à marginaliser le facteur humain dans la collecte, l’infiltration, l’exploitation du terrain, la détection des éléments nocifs et l’analyse des intentions de l’ennemi. Militairement, une menace est une intention hostile provenant d’une « entité clairement définie ». Mais les terroristes agissent dans la clandestinité. La menace suggère une entité définie (pas facile à identifier dans le cas du terrorisme), une volonté de nuire (volonté n’implique pas nécessairement capacité et dans un état de droit, l’individu est jugé sur ses actes) et capacité de nuire (capacité de nuire n’implique pas la volonté). En outre, quelle est la « cible » ? La réponse à ces questions rend le facteur humain central. Face à l’atomisation et à l’autonomisation des groupes terroristes, le facteur temps est essentiel et nécessite des opérations chirurgicales rapides et précises basées sur des informations fiables.

Également, il y a dysfonctionnement dans la priorisation politique et la hiérarchisation des priorités.  La politique des grands pays occidentaux envers la Syrie est un bon exemple ; elle est contradictoire et nuit à la lutte contre le terrorisme. Cette politique peut être jugée de deux façons ; soit la lutte antiterroriste n’est pas une priorité, soit la politique poursuivie est irrationnelle et nécessite donc une reconfiguration. Car s’il est vrai que le terrorisme est la priorité comme l’affirme le discours officiel, force est de conclure que cette politique est irrationnelle. Par la rationalité, nous voulons dire ‘calculs moyens-fins’ avec deux conditions supplémentaires : 1) toutes les informations pertinentes devraient être recherchées, avec prise en compte des contraintes du facteur temps et des ressources et, 2) la logique des moyens relatifs aux fins doit être compatible avec ce qui est connu sur les relations causales pertinentes. Il y a une incompatibilité entre l’objectif affiché et la stratégie mise en œuvre pour l’atteindre. En clair, la politique envers la Syrie est irrationnelle même en tenant compte du fait que les acteurs du monde réel sont soumis à un facteur temps et à un facteur ressources qui sont différents de ceux auxquels sont confrontés les scientifiques.

Ensuite, il y a la question de l’« adaptation » que Theo Farrell, un spécialiste des changements militaires, définit comme un « change to strategy, force generation, and/or military plans and operation that is undertaken in response to operational challenges and campaign pressures » (changement à la stratégie, à la génération de forces et/ou aux plans et opérations militaires qui sont entrepris en réponse aux défis opérationnels et aux pressions de la campagne). Toutefois, les historiens identifient l’aversion à l’adaptation comme une cause de l’inefficacité organisationnelle dans la réalisation de leurs missions et les analyses mettent en cause les institutions plutôt que les individus. La nature de la menace affecte directement la culture organisationnelle et la structure bureaucratique qui dictent le type d’intelligence recherchée et les moyens utilisés pour obtenir cette intelligence. L’adaptation à des circonstances inattendues teste l’organisation en « révélant des faiblesses qui sont en partie structurelles et partiellement fonctionnelles ». Mais les services de renseignements ont-ils vraiment connu un processus d’adaptation pour faire face au nouvel environnement de sécurité marqué par l’âge de l’information et les menaces asymétriques ? L’utilisation d’un « scalpel au lieu d’un marteau » est plus adaptée à la lutte contre le terrorisme. Cela implique la subordination de l’approche militaire – le « marteau » – à l’approche sécuritaire, le « scalpel ». La technique du « scalpel » nécessite des renseignements fiables, l’optimalisation et l’adaptation des services.

En d’autres termes, cela implique l’adaptation des services de renseignements à la nature modifiée des risques et des menaces qu’ils cherchent à combattre ; changements d’une menace basée sur la guerre conventionnelle qui respecte les frontières nationales à un patchwork en constante évolution de groupes qui utilisent tous les moyens nécessaires pour atteindre leurs objectifs et changent activement leurs tactiques pour exploiter les faiblesses des systèmes de sécurité et de défense nationale. Le travail des services de renseignement devient plus compliqué avec le nombre croissant des consommateurs de renseignement, y compris les fonctionnaires de l’État et des autorités locales et les opérateurs économiques, alors que pendant la guerre froide, le renseignement était principalement utilisé par un cercle retreint de décideurs de haut niveau. Il y a aussi le problème des frontières face à un ennemi qui ne les respecte pas. En outre, c’est nouveau que les responsables des agences de renseignement soient entendus et appelés à s’exprimer devant leurs parlements.

Pendant la Guerre froide, les États étaient le principal objectif du renseignement et, en tant que tel, la collecte et l’analyse des renseignements reposaient sur une telle menace. Les États-nations fournissent un contexte précieux et une histoire pour les agents et les analyses des renseignements pour guider leur pensée. Les États ont des histoires, des bureaucraties, et dans de nombreux cas, des objectifs similaires, tels que la défense du territoire national. Par conséquent, le but du renseignement avant tout est de résoudre des énigmes, c’est-à-dire « la recherche de pièces supplémentaires pour remplir une mosaïque de compréhension dont la large forme est donnée ». Le renseignement se préoccupe de détecter les capacités militaires d’un État, ou les niveaux de troupes permanentes – l’information qui a une réponse définitive, et qui s’inscrit dans le contexte d’un État donné. Désormais, il s’agit de faire face à des ennemis qui ne respectent pas les frontières géographiques ou juridiques.

Toutefois, les acteurs non-étatiques, en tant que principal problème de sécurité nationale, n’ont pas l’arrière-histoire intrinsèque et la perspective qu’a un acteur étatique. Au lieu d’essayer de combler les lacunes des informations connues (par exemple, le nombre de troupes actives d’un État) l’intelligence se préoccupe de la compréhension des nuances et des tendances des groupes individuels et de leurs objectifs. Cette compréhension est ensuite utilisée pour formuler les meilleures hypothèses, essentiellement de ce que ces acteurs vont faire. Cependant, comme ce type d’intelligence est basé sur la pensée et l’action humaines, les réponses ne sont pas définitives tant que les actions ne sont pas menées. C’est ce type d’intelligence que Gregory F. Treverton qualifie de « mystères », qui consiste à chercher une « meilleure prévision, peut-être sous la forme d’une probabilité avec des facteurs-clés identifiés ». L’environnement de sécurité actuel n’a rien à avoir avec celui de la guerre froide ni des années 1990. Les menaces actuelles sont davantage intérieures qu’extérieures. La majorité des attentats en Europe ces dernières années sont commis par des ressortissants européens.

Y a-t-il un lien de causalité entre la politique migratoire de Madame Merkel et la recrudescence des attentats terroristes en Allemagne ?

C’est une lecture simplificatrice voire erronée. L’idée de construire un « Mur autour de l’Occident » a fait son chemin bien avant les attentats du 11 Septembre. La prise de conscience et les préoccupations au sujet des menaces asymétriques, notamment le terrorisme mondial, ont été alimentées par des événements tragiques comme les attaques du 11/9, Bali en 2002, Madrid en 2004, Londres en 2005, Jakarta en 2009, le Bataclan en 2015, etc. Ces événements ont fourni une opportunité politique pour révéler une nouvelle étape dans l’expansion des capacités coercitives des États au niveau national. Mais il est difficile de supposer qu’il existe des liens entre la politique de Mme Merkel et la recrudescence des attentats. La majorité des attentats commis en Europe ces dernières années sont l’œuvre de ressortissants européens. Toutefois, le nombre de décès d’immigrants en Méditerranée n’est ni accidentel ni le résultat de causalités imprévisibles. Ces morts devraient être considérées comme « liées à la frontière», des conséquences tragiques des politiques de contrôle de plus en plus drastiques de l’immigration des pays riches. Ces politiques ont contribué à créer les conditions menant à la mort. Les questions frontalières traditionnelles telles que le commerce et la migration sont désormais évaluées à travers la lentille de la sécurité. Le discours de l’ouverture des frontières a été remplacé par un discours plus anxieux et sombre sur les « périmètres de sécurité » et « Homeland Defense » (défense de la patrie). Les politiciens de tout le spectre politique se sont précipités à démontrer leur engagement sans faille à sécuriser les frontières.

Au lieu de disparaître, les frontières sont en mutation. Les visas biométriques, le double durcissement des contrôles à la frontière et les cartes d’identité des ressortissants étrangers en sont une manifestation. Si le rôle militaire des frontières diminue, leur fonction idéologique et socio-psychologique reste considérable. L’un des aspects les plus contradictoires des transformations actuelles de la frontière a été l’effet de dilution des frontières comme des obstacles économiques, tout en étant en même temps renforcées comme des obstacles à la circulation de certaines catégories de personnes. Cela fait partie de la fortification des frontières, comme un phénomène observé au Sud de la Méditerranée, les « Fortified boundaries » (frontières fortifiées) sont en effet des barrières physiques asymétriques aux fins de contrôle des frontières. Ces limites sont plus redoutables dans la structure que les lignes de démarcation traditionnelles mais moins robustes que les frontières militarisées. Leur but n’est pas d’éliminer le mouvement transfrontalier des acteurs transnationaux clandestins mais d’imposer des coûts aux infiltrés éventuels et, ce faisant, de dissuader ou d’entraver l’infiltration. La volonté politique de lutte contre l’immigration a été combinée à l’établissement de « frontières intelligentes » (selon la terminologie officielle américaine) qui doivent rester ouvertes aux marchandises, capitaux et services. Sans être passifs, les États ont été des acteurs centraux dans ce processus. La reconfiguration des frontières dans l’UE et les États-Unis fournit un exemple parfait de cette tendance continue.

Le rôle économique des frontières actuelles de l’UE est considérable. Le résultat fut une Union européenne à plusieurs niveaux, basée sur une logique de « frontierisation ». Ces politiques frontalières s’apparentent à la création d’un système de frontières sélectives et spécialisées, « situé selon l’objectif poursuivi : intégration économique, protection des migrations, sécurité extérieure ». La fortification des frontières a fortement augmenté le long de la frontière des États-Unis avec le Mexique depuis 1993. L’US Border Patrol (patrouille frontalière des États-Unis) a mis en place quatre opérations majeures qui massent des agents et d’autres ressources de fortification. Les opérations sont Blockade/Hold the Line (1993) dans El Paso, Gatekeeper (1994) dans San Diego, Safeguard (1994) dans le Sud de l’Arizona, et Rio Grande (1997) dans le Sud de Texas. La réponse au 11/9 montre la continuité avec les interventions américaines antérieures, mais avec des méthodes plus drastiques. Dans ce contexte, les arguments au sujet de la loi ont été utilisés dans une lutte internationale pour le pouvoir. Le droit est devenu un moyen de coercition. Tout jugement sur la légalité est rendu sous le prisme de la sécurité. Dans cette perspective, le paradigme opérationnel ne serait pas la maxime  « la nécessité fait la loi », mais plutôt la nécessité exige que le souverain soit la loi. Les lois qui autrefois étaient considérées comme des outils de gouvernance interne sont devenues « securitized ». Le droit de l’immigration, autrefois alimenté par les préoccupations au sujet de la politique économique et humanitaire, est désormais la porte par laquelle les prochains terroristes pourraient glisser à travers les frontières. Dans l’ensemble, les menaces de sécurité sont réelles, mais de nombreuses initiatives poussées rapidement comme des questions liées au 11/9 avaient fait partie d’un agenda politique préexistant. Que ce soit en raison de liens réels avec la sécurité ou parce que des opportunités politiques sont offertes par le nouvel environnement de sécurité nationale, dans toutes les catégories, le droit est devenu impliqué dans la guerre contre le terrorisme.

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Deborah Waller Meyers, « US Border Enforcement: From Horseback to High-Tech », Task Force Policy Brief, n°. 7, Independent Task Force on Immigration and America’s Future, Migration Policy Institute, Washington, D.C., November 2005, p. 10 http://www.migrationpolicy.org/ITFIAF/Insight-7-Meyers.pdf

Les tendances actuelles en matière d’immigration et des politiques de sécurité aux frontières en Europe et aux États-Unis ont précédé les événements du 11/9. Avant ces attentats, les deux cotés de l’Atlantique soutenaient qu’il existe un lien global entre immigration, intégration et sécurité. La « sécuritisation » de l’immigration aux États-Unis, beaucoup plus vieille que la focalisation actuelle sur le terrorisme, a considérablement augmenté depuis les années 1980, quand elle a été utilisée pour aider à contrôler le commerce illicite de la drogue, et s’est accélérée dans le sillage du 11/9. Depuis les années 1980, et particulièrement après le 11/9, les organismes d’application de la loi nationale dans les pays tels que les États-Unis, l’Australie, le Canada, l’Europe et le Royaume-Uni ont acquis des pouvoirs, des ressources et un prestige considérablement accrus. La sécurité des frontières n’a pas vraiment été servie par une telle approche. Au lieu de cela, la sécuritisation accrue de la politique d’immigration a plutôt conduit à une plus grande exclusion des immigrés légaux, l’érosion des droits des immigrés, et la hausse de la méfiance des communautés immigrées à l’égard des autorités. Si les attaques terroristes contre l’Amérique, Madrid et Londres ont tourné la politique d’immigration vers un débat sur la sécurité nationale, les États-Unis continuent à se focaliser sur l’« ennemi extérieur », par opposition à la position européenne centrée sur les menaces internes. Le prétendu fossé transatlantique se rétrécit si l’on examine les points communs sur cette question.

Les politiciens des deux côtés de l’Atlantique saisissent les images des émeutes de la jeunesse, des trafiquants d’êtres humains et de drogue et des terroristes. Ils font cela pour susciter un soutien national à la securitization des politiques d’immigration, et colmater les trous dans le tissu de leurs sociétés civiles. Leurs prescriptions politiques ont peu varié mais restent néanmoins prévisibles : des thèmes récurrents coercitifs sont invoqués pour sécuriser les frontières et expulser ou emprisonner les migrants clandestins, criminels ou suspects. Cette réponse coercitive est couplée à l’exigence que ceux qui résident légalement en Europe et aux États-Unis jettent leur foulard, prêtent serment d’allégeance à l’autorité de gouvernement et acceptent les valeurs des sociétés postmodernes dans laquelle ils vivent. Cette approche coercitive est caractéristique d’une politique d’intégration plus large menée au niveau européen. Bien que les contrôles aux frontières soient certainement un sujet de préoccupation en Europe, de nombreuses mesures sont axées sur le contrôle de ceux qui vivent sur le territoire européen en exigeant d’eux de répondre à certaines exigences afin de maintenir leur statut juridique. Progressivement, mais systématiquement, l’intégration est transformée en un processus à sens unique dans lequel les responsabilités sont placées exclusivement sur ​​le côté de l’immigrant. Les non-nationaux sont obligés « d’intégration » afin d’avoir accès à un statut juridique et d’être traités comme des membres du club. L’intégration devient ainsi la frontière non-territoriale (fonctionnelle ou organisationnelle) définissant le ‘dedans’ et le ‘dehors’, qui est à l’intérieur et qui est à l’extérieur, qui a des droits et qui n’a que des obligations.

L’armée algérienne effectue des opérations qualitatives régulières en ciblant les réseaux logistiques et en éliminant des terroristes à travers le territoire national. Quel est votre avis à propos du degré d’efficacité de l’armée algérienne qui se bat sur plusieurs fronts ?

L’Algérie a un intérêt évident dans l’éradication de la menace posée par les djihadistes régionaux. Sa connaissance et son expertise ont été utiles aux efforts de lutte contre le terrorisme dans son voisinage. Sans la coopération active de l’Algérie, le renforcement de la sécurité dans les pays voisins sera très difficile. L’imbrication de la contrebande et la présence de djihadistes compliquent la tache de sécurité des frontières. L’intervention militaire de l’OTAN en Libye a eu des conséquences néfastes sur la sécurité des frontières à l’Est du pays et pose des défis à la stabilité régionale. Sombrée dans le chaos et l’anarchie, la Libye est devenue un « exportateur de terreur » fragilisant encore plus la transition en Tunisie, et la sécurité nationale de l’Algérie en a profondément été affectée. Violence, racket, assassinats, pillage, etc. font partie du paysage quotidien des Libyens. Le pays est devenu un bazar d’armes. Seigneurs de guerre, terroristes, criminels se disputent le contrôle de vastes territoires. Dans la vacance de pouvoir qui a suivi l’effondrement de l’État libyen, un jeu à somme nulle a émergé dans lequel une pléthore de groupes d’intérêt (armés) luttent pour le pouvoir et les ressources. À ce mélange explosif s’ajoute la montée de Daech en Libye et la hausse des activités criminelles et terroristes transfrontalières. Les quantités d’armes saisies par l’ALN aux frontières algériennes sont inquiétantes. En somme, quatre tendances interdépendantes d’instabilité peuvent être discernées qui constituent le noyau de la crise libyenne et ont le potentiel d’entraver le processus de paix :

  • Le processus politique qui a commencé reste incertain. Le pays est désespérément divisé en deux gouvernements rivaux : le Congrès général national à Tripoli et la Chambre des représentants à Tobrouk. Seul le gouvernement de Tobrouk est reconnu par la communauté internationale. Les deux gouvernements représentent les principaux blocs politiques de la Libye. Aucun n’est vraiment en mesure de prendre le contrôle territorial complet ou attirer un soutien populaire. Leur rivalité dépasse la simple dichotomie islamiste contre laïcs : il s’agit essentiellement d’une lutte pour l’accès au pouvoir et aux ressources. Les campagnes militaires à l’appui de chaque côté ont été lancés : Opération Dignité (Tobrouk) et Opération l’Aube de la Libye (Tripoli). Dans un pays sans une armée formelle – mais où les armes sont partout – les brigades armées exécutant ces campagnes ont acquis une influence politique significative. Certaines des décisions politiques les plus importantes dans le cadre des préparatifs de la crise actuelle ont été faites sous la menace. En effet, les armes ne cessent pas de s’exprimer à chaque blocage aussi mineur soit-il.
  • L’activité criminelle est clairement liée aux intérêts des milices : non seulement comme une source de revenus, mais aussi comme un moyen de maintenir le contrôle sur le territoire et d’empêcher les groupes rivaux de gagner du pouvoir et de l’influence. Il est donc probable que le crime restera un élément fondamental de la situation politique fragmentée en Libye. En outre, comme les réseaux criminels prospèrent en l’absence d’un contrôle étatique fort, leur existence neutralise les initiatives de mise en place d’un gouvernement national unifié, posant ainsi une barrière systématique contre la paix à long terme.
  • Sont également inquiétantes la transnationalisation et la radicalisation des groupes extrémistes locaux libyens. Le djihadisme en Libye est alimenté par des développements ailleurs (Mali, Irak, Syrie, etc.) et par des doctrines importées. Sur le terrain, cela se traduit par une attraction continue pour les combattants à se joindre à Daech et à l’expansion de ses activités. Le camp djihadiste profite certainement du chaos gouvernemental actuel, mais son agenda et ses méthodes transnationales seront difficiles à contenir, même si le contrôle effectif de l’État devait être établi.
  • Le jeu des puissances extérieures pourrait aggraver la situation et compliquer la tâche d’arriver à une solution politique. D’où l’incertitude sur le dialogue inter-libyen qui se déroule actuellement sous les auspices de l’ONU et qui bénéficie d’un large soutien de la communauté internationale ainsi que de vastes couches de la population libyenne exaspérées et épuisées par la violence et la fragmentation sévissant dans leur pays. La capacité de nuisance des puissances extérieures n’est pas négligeable. Leur présence en Libye est pressante et multiforme : forces spéciales, conseils militaires et civils, cooptation de responsables locaux, etc. Ce qui complique la tâche de la diplomatie algérienne.

Les défis sont énormes. Toutefois, l’Algérie est une puissance militaire de premier plan. Ses militaires sont expérimentés et souhaiteraient avoir une meilleure relation avec les États-Unis. Pour être considérés comme la force avec laquelle il faut compter en Afrique du Nord, les Algériens modernisent leurs forces armées. Particulièrement depuis 1999, les forces armées algériennes se sont beaucoup professionnalisées. D’une part, la conjecture internationale était favorable, d’autre part, la volonté politique notamment du président de la République A. Bouteflika était indéniable. Le pays a consacré des efforts considérables pour moderniser ses forces armées. L’armée algérienne passe de la 54ème en 1994 à la 26ème place dans le monde en 2016. La modernisation rapide entreprise s’inscrit dans le cadre d’un effort plus grand pour améliorer ses forces pour faire face à des menaces croissantes d’instabilité politique et à la sécurité dans la région.  Cette modernisation allait de pair avec l’amélioration de la formation des forces armées. Le personnel des différents services de la défense a reçu une formation de qualité sur l’utilisation d’équipements sophistiqués et dans les opérations de lutte contre le terrorisme. L’armée a considérablement accru ses capacités de combat et de maîtrise des nouvelles technologies avancées ainsi que son stock d’armements.

L’armée algérienne est parmi les plus organisées dans la région de l’Afrique du Nord. Elle a considérablement augmenté ses capacités de contrôle et de maîtrise des technologies d’armements modernes ; elle est classée à la 25e place quant aux capacités de maîtrise des technologies de défenses modernes et l’utilisation des systèmes électroniques complexes. Entre 2000 et 2004, les avions d’attaque représentent 27% de la totalité des ventes d’armements dans le monde. Et c’est bien le cas de l’Algérie en vertu des avions qu’elle a acheté à la Russie. L’Algérie développe également son industrie de défense en formant des coentreprises avec des entreprises de plusieurs pays comme l’Allemagne, la Serbie, etc. Le pays semble déterminé à garantir une dissuasion contre toute éventuelle menace notamment étatique.  En effet, pour naviguer dans les eaux troubles des relations internationales, garantir sa sécurité et parer à toute surprise stratégique, Alger multiplie ses partenaires de défense et a engagé un processus de modernisation de ses forces aériennes, navales et terrestres. Car, comme le reconnaît l’armée algérienne en avril 2015, « l’histoire a démontré, à travers les siècles, que la force des Nations est profondément tributaire de la puissance de leur armée qui joue un rôle efficient dans la préparation des conditions favorables à l’émergence et à la pérennisation de l’État fort et moderne ».

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En outre, les forces militaires de l’Algérie ont une formation sophistiquée et une vaste expérience dans les tactiques antiterroristes obtenues durant la « décennie noire ». Les visites répétitives de hauts dirigeants européens et américains témoignent de cet intérêt. Malgré les attaques terroristes très localisées et sporadiques, les forces de sécurité algériennes ont réussi à empêcher les groupes islamistes armés de se revitaliser. La police nationale algérienne est soutenue dans ses opérations de lutte contre le terrorisme et la contrebande par divers corps tels que la Police militaire, les Forces Spéciales, les régiments Para-Commando, le Détachement spécial d’intervention, les Services de renseignement, ainsi que la Gendarmerie nationale et les unités spéciales de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN). Ces différents services contribuent à la sécurisation des frontières, et à la lutte contre la criminalité et la contrebande transfrontalière. Toutefois, étant à la fois face à l’autonomisation, à l’atomisation et à la connexion des cellules locales-étrangères et criminelles-terroristes, une institutionnalisation de la coopération des différents services s’imposait. La décision du président Abdelaziz Bouteflika de rattacher le Département de surveillance et de sécurité (DSS qui a remplacé le DRS) à la Présidence fin janvier 2016 est susceptible de dynamiser et de favoriser la synergie des acteurs, des services et des dispositifs qui renforcent l’efficacité opérationnelle des services.
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https://francais.rt.com/international/28802-surveillance-electronique-drones-algerie-renforce-securit%C3%A9-frontieres

Si l’armée algérienne et les services de renseignement obtiennent des résultats probants dans la lutte antiterroriste, sur le plan politique, l’Algérie traverse une crise profonde avec un président absent et une mauvaise gestion des affaires des l’État caractérisée par des scandales multiples. La situation de l’Algérie avec cette crise actuelle est-elle tenable ?

Les réserves de changes de l’Algérie ont connu une baisse considérable à un rythme inquiétant passant d’environ 200 milliards en 2013 à 114 milliards de dollars à fin décembre  2016. Le 4 décembre de la même année,  le gouverneur de la Banque d’Algérie avait avertit que « le maintien des réserves à ces niveaux dépend de l’amélioration des cours du pétrole, de la réduction des importations et de la poursuite de la stabilisation du dollar ». Les prévisions de la Banque mondiale sont pessimistes en situant le montant des réserves de change de l’Algérie, à l’horizon 2018, à 60 milliards de dollars. Toutefois, il n’y a pas de fatalisme. La situation pourrait être renversée. Il y a une marge de manœuvre non négligeable. Mais un volontarisme politique est indispensable, exigeant des décisions fermes et des reformes structurelles.

Mais en raison de la faiblesse des États voisins dans l’équation sécuritaire sahélienne, la politique algérienne considère le traitement des dysfonctionnements de ces États comme hautement prioritaire ;

  • La Tunisie passe une phase de vulnérabilité chronique en raison de la nature de la période de transition. L’armée tunisienne est limitée dans ses ressources et équipements, et manque d’expérience dans le traitement des groupes armés.
  • Au Sud, la sécurisation de la frontière avec le Mali dépend de la conclusion d’un règlement politique à la crise du Mouvement Azawad, afin de ne pas devenir un refuge et fief des groupes armés.
  • En ce qui concerne la Libye, elle s’est transformée en un arc de crise et « exportateur de la terreur ». Le pays souffre de l’absence de l’État, de la désintégration de la société, de la multiplicité des milices armées, et est devenu le théâtre de guerres par procuration qui nourrissent encore la guerre civile.

Tous ces facteurs rendent la sécurisation des frontières algériennes une question plus pressante que jamais, et en même temps ont imposé à l’Algérie la responsabilité d’assumer à elle seule la plus grande partie des efforts de sécurisation de ses frontières avec ses voisins. L’armée algérienne a confirmé que la sécurité et la stabilité de la région dépendent en grande partie de la sécurisation des frontières avec les pays voisins, qui nécessite le déploiement des unités militaires dans ces régions et implique une activité diplomatique axée sur la médiation pour rapprocher les vues entre les parties en conflit. Comme affirme l’édito de la revue El-Djeich (février 2015) : « Au plan régional, assurer la sécurité de l’Algérie ainsi que la stabilité de l’ensemble de la région, repose sur deux axes fondamentaux. Le premier, sécuritaire, s’articulant sur le déploiement d’unités militaires et de forces de sécurité dotées de tous les moyens et équipements nécessaires pour sécuriser les frontières avec les pays voisins et empêcher toute infiltration de terroristes ou circulation d’armements, particulièrement dans cette conjoncture marquée par la dégradation sécuritaire que connaît la région. Un rôle que l’ANP (ANP= Armée Nationale Populaire) accomplit avec fermeté et détermination parallèlement à la lutte contre la contrebande et le crime organisé, la protection de l’économie nationale et la lutte contre l’immigration clandestine, au regard de ses conséquences sur les plans sécuritaire, sanitaire et social. Le deuxième axe, diplomatique, qui se reflète à travers les initiatives de médiation et de rapprochement des points de vue entre les parties belligérantes, menées par l’Algérie en vue d’aboutir à la réconciliation nationale dans ces pays, de coordonner l’action et de coopérer avec eux dans le domaine de la lutte contre le terrorisme en mettant l’accent sur l’échange d’informations en temps opportun. Cette coordination et cette coopération ont fait que désormais la situation dans la région est davantage sécurisée et stable, grâce notamment à la méthode d’action et à la concertation, engagées dans le cadre du Comité d’état-major opérationnel conjoint (Cemoc) ainsi que dans le cadre bilatéral. Dans le prolongement de cette action, l’ANP, […] continue d’accomplir ses missions opérationnelles dans cette région avec détermination et professionnalisme, afin de resserrer l’étau sur les groupes terroristes, limiter leurs mouvements, tarir leurs sources de financement et d’armement jusqu’à leur éradication totale ».

La cohésion d’une société est étroitement liée à sa capacité de faire face à une multitude de risques et menaces découlant à la fois de l’environnement et de sa propre organisation. Construire et maintenir la sécurité et la paix sociale dépend fondamentalement des caractéristiques des systèmes politiques, car le caractère des institutions politiques d’un pays exerce un puissant effet sur le risque de défaillance de l’État. La mutation dans notre compréhension de la sécurité n’est pas seulement empirique, elle est aussi conceptuelle. La logique conceptuelle de la sécurité a considérablement évolué au cours des dernières décennies. La violence entrave l’éducation, la santé, la sécurité individuelle et donc la productivité personnelle, la poursuite d’opportunités d’affaires, le commerce et les échanges, le développement et la croissance économique, le bien-être matériel et le bonheur subjectif humains. La violence affecte des activités comme le commerce, les investissements étrangers, le secteur des assurances, le tourisme, etc. Le lien entre sécurité et développement est devenu tellement évident qu’il n’y a nul besoin de spéculer sur le pouvoir transformateur du développement. Mais quel est le type de développement approprié pour la paix ? Cette question fondamentale est au cœur du débat sur le lien entre sous-développement et conflits armés. Les potentialités de l’Algérie sont énormes, mais en état brut, qu’il faut transformer en capacité d’action. La faiblesse de l’Algérie est économique. Une bonne santé économique est une condition sine qua non pour une diplomatie active.

Toutefois, le cas algérien doit être appréhendé dans le cadre des perspectives de la démocratie au lendemain d’un conflit interne. Des études indiquent que les défis de la reconstruction des États endommagés par la guerre sont plus grands et souvent moins dociles que de mettre fin à la lutte elle-même. Après l’arrêt des combats, les dividendes de la paix ne sont pas automatiques. Les atrocités de la « décennie noire » ont laissé dans leur sillage un État affaibli, une économie en ruine, des souffrances humaines et des perturbations à grande échelle. Le coût de la violence va bien au-delà de la dimension matérielle. Il est la fois direct et indirect. En effet, les conflits armés entraînent des coûts énormes de types différents sur les individus, la société et l’État. D’abord, les coûts directs de la guerre se traduisent par les dépenses militaires. Ensuite, il y a les coûts liés aux conséquences de la guerre durant le conflit – perte de vies humaines et destruction du capital humain, blessures et souffrances humaines, destruction des infrastructures, perturbations économiques et sociales, etc. Enfin, les coûts après la fin du conflit car l’impact se poursuit même après la cessation des hostilités. Même longtemps après que la guerre a pris fin, les gens sont tués ou mutilés, principalement en raison de la destruction des infrastructures de santé publique et les déplacements de population, etc. La crise de l’Algérie est par essence politique, et la solution ne peut être que politique.

Tewfik Hamel

Interview réalisée par Mohsen Abdelmoumen 

Tewfik Hamel est chercheur en Histoire militaire & Études de défense attaché à CRISES (Centre de Recherches Interdisciplinaires en Sciences Humaines et Sociales) de l’université Paul Valéry à Montpellier et consultant. Chargé de recherche à la Fondation pour l’innovation politique (2008-2009), Tewfik Hamel est membre de RICODE (Réseau de recherche interdisciplinaire « colonisations et décolonisations ») et du comité de lecture de la revue Géostratégiques (Académie géopolitique de Paris). Il est également rédacteur en chef de la version française de l’African Journal of Political Science (Algérie), correspondant de The Maghreb and Orient Courier (Belgique) et membre du Cabinet de Conseil Strategia (Madrid)

Tewfik Hamel est l’auteur de nombreuses publications dans des ouvrages collectifs ainsi que dans de grandes revues spécialisées en France et dans le monde arabe (Sécurité Globale, Revue de la Défense nationale, GéoéconomieGéostratégiquesSTRATEGIA, Revue du marché commun et de l’Union européenne, Matériaux pour l’histoire de notre temps, NAQD, Magazine of Political Studies & International Relations, etc.). Auteur de rapports sur la situation géostratégique dans le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, sa dernière étude est intitulée  « Les menaces sécuritaires hybrides : quelles réponses à la jonction criminalité-terrorisme ? » (Institut National d’Études de Stratégie Globale, Présidence de la république, Alger, 2015). Son article dans la revue Sécurité Globale a été publié aux États-Unis sous le titre « The Fight Against Terrorism and Crime: A Paradigm Shift? An Algerian Perspective ».

Source: https://mohsenabdelmoumen.wordpress.com/2017/07/04/dr-tewfik-hamel-le-terrorisme-risque-de-devenir-ingerable-dans-un-proche-avenir-partie-1/
En savoir plus sur http://reseauinternational.net/dr-tewfik-hamel-le-terrorisme-risque-de-devenir-ingerable-dans-un-proche-avenir-partie-1/#FhHmK4aly1EEk7bH.99

La révolution « biologique » devient folle

Chers amis,

Il faut un litre de pétrole pour produire un hamburger1.

C’est la part du carburant nécessaire aux tracteurs, aux machines et aux camions pour cultiver les champs, soigner les bêtes, transporter les produits, puis les transformer : nettoyage, préparation, cuisson, emballage…

Mais il en faut aussi pour produire les fertilisants : le principal ingrédient des engrais chimiques est l’ammonitrate, fabriqué à partir d’énergies fossiles.

L’ammonitrate est ce fameux engrais qui explose parfois au cours de sa fabrication, comme lors de la catastrophe de l’usine AZF de Toulouse en 2001, et de tant d’autres (Ocean Liberty à Brest, West Fertilizer au Texas en 2013, port de Tianjin en Chine en 2015).

La production alimentaire est responsable de 30 % des émissions de gaz à effet de serre.

Un moyen décisif de protéger l’environnement consiste donc à manger biologique ou, mieux, à cultiver soi-même ses légumes de façon biologique.

Produire de la nourriture sans énergie fossile

Mais comme nous vivons dans un monde de plus en plus fou, voici qu’est apparue une nouvelle façon de cultiver sans énergie fossile.

Cette fois, il ne s’agit plus de « retour à la terre » mais, au contraire, d’un « grand bond en avant » (vers le précipice ?).

Il n’y a plus de terre, plus d’animaux et même plus de soleil.

On nous annonce que c’est un mode de culture encore plus « propre ». Tout se passe dans un bunker qui pourrait être souterrain, éclairé par des LED.

Ce sont les Hollandais, experts en agriculture hors sol, qui ont lancé ces expérimentations.

Comment les Hollandais ont inventé la « nourriture digitale »

Vous savez que c’est de Hollande que viennent quantité des fruits et légumes vendus en supermarché.

Cette tradition est étonnante pour un pays surpeuplé (quatre fois plus dense que la France) et minuscule, dont l’essentiel des terres ont dû être gagnées sur la mer grâce à de complexes systèmes de digues et de drainage (d’où les fameux moulins de Hollande, qui ne servent pas à moudre du blé, mais à pomper l’eau des canaux vers la mer, pour maintenir le terrain à peu près sec).

De plus, il s’agit d’un pays situé au nord, où il fait froid et où, l’hiver, les nuits sont longues.

Comment l’idée leur est-elle venue de concurrencer la France, l’Espagne et l’Italie dans la production de légumes ?

C’est à cause des gisements de gaz naturel qu’ils ont trouvés au large de leurs côtes, en mer du Nord.

Plutôt que de brûler stupidement ce gaz en haut des puits, comme le pratiquent encore de nombreux pays, les Hollandais ont eu l’idée de s’en servir pour chauffer des serres. Le gaz naturel étant exploité à proximité, il est gratuit pour eux. C’est un avantage sur les autres pays qui, malgré leur climat plus favorable, ont une saison d’hiver durant laquelle chauffer des serres est ruineux.

Ce système leur a permis de s’emparer du marché des fruits et légumes hors saison. Depuis des décennies maintenant, ils vendent tomates, courgettes, aubergines en plein hiver !

Les gens y ont pris goût, bien sûr. Nous avons tous oublié que, quand nous étions petits, il n’y avait dans les rayons des supermarchés, de novembre jusqu’à avril, que des choux, de vieilles carottes, des pommes de terre, des betteraves, quelques poireaux et oignons, quelques haricots.

En avril, c’était même la « fin des haricots ».

Il était dur d’attendre la saison nouvelle, en mai, avec les premiers radis, les premières laitues, échalotes, les premiers épinards, puis en juin les pommes de terre « nouvelles » et les petits pois.

Toujours est-il que les Hollandais sont devenus les experts mondiaux de la culture sous serre puis, aujourd’hui, hors sol.

Ils ont constamment amélioré leurs connaissances en agro-ingénierie, jusqu’à prétendre aujourd’hui obtenir de meilleurs résultats grâce à un éclairage de LED, sans lumière solaire !

C’est ce qu’un récent documentaire appelle la « nourriture digitale » (Digital Foods2).

Cultiver sans le soleil

J’avais appris étant petit que le Soleil était à l’origine de toute vie sur Terre. Eh bien, c’est fini !

La société hollandaise Deliscious est la première entreprise à cultiver en espace complètement fermé. À l’intérieur, les légumes poussent sur sept couches superposées, l’une sur l’autre.

Les fondateurs, les frères Roy et Mark Delissen, sont des spécialistes de logistique et d’agronomie. Ils expliquent que, proportionnellement à la surface cultivée, ce système permet une productivité sept fois supérieure à celle des serres traditionnelles.

Dans la nature, une plante peut mettre cent jours pour atteindre une taille de 20 cm. Mais grâce à leur système, cela ne prend jamais plus de trente jours. Les frères affirment avoir trouvé la bonne « recette » de lumière pour une croissance optimale.

Faire mieux que la nature ?

La lumière solaire est constituée de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. « Mais au bout du compte, vous n’avez besoin que de rouge, de bleu et d’infrarouges pour opérer la photosynthèse », explique Mark Delissen dans le documentaire Nourriture digitale.

« Chaque couleur a son propre effet, et les plantes y sont très sensibles. Vous pouvez manipuler le goût en jouant sur la quantité de bleu et de rouge. Si vous ajoutez juste un tout petit peu de bleu, vous obtenez des plants très différents. C’est étonnant, la façon dont la nature réagit à ça. »

Ils expliquent, en effet, que mettre plus de bleu a pour effet d’allonger la plante ; elle s’étend plus.

Les autres avantages de la culture sous LED en milieu fermé sont qu’il ne faut pas nécessairement de pesticides. Elle requiert 80 % d’eau en moins. Elle protège les plantes contre toute exposition aux polluants (glyphosate notamment) présents dans les eaux de pluie.

Le système reste cher actuellement, car l’éclairage par LED est une nouveauté technologique, comme les ordinateurs dans les années 1980. Mais les frères Delissen expliquent que le prix va fortement diminuer dans les années qui viennent et que ce mode de culture pourrait s’étendre, voire se généraliser.

Les Japonais s’y mettent

Mais une société japonaise de Yokohama s’est lancée dans la course et semble faire « mieux » encore.

Vous pouvez regarder le documentaire suivant (en anglais) : https://www.youtube.com/watch?v=extgjud6ME0

Leur système, installé dans un simple conteneur de 6 m de long, permet de cultiver autant de laitues que sur 970 m2, soit près de 60 fois plus (1 500 laitues en trente jours) !

Ils affirment même que les laitues ainsi cultivées sont meilleures que les laitues naturelles (qui ont poussé dans la terre et au soleil) :

  • elles seraient plus tendres ;
  • plus appréciées par les personnes âgées ;
  • les nutriments apportés de façon optimale, permettant à la laitue d’être plus riche en vitamines et polyphénols que celle qui pousse à l’air libre.

Le documentaire explique que c’est la solution pour que les populations urbaines puissent continuer à manger des légumes de qualité malgré le recul des terres agricoles et la pollution.

Où va-t-on ?

Comme pour tant d’autres prouesses technologiques et médicales actuelles, on ne peut qu’être un peu, voire très mal à l’aise avec ces progrès.

Ainsi, le soleil lui-même, finalement, ne serait pas indispensable, ni même idéal, pour faire pousser les plantes ?

On ne peut pas expliquer pourquoi on est dérangé. C’est peut-être instinctif. On a peut-être tort. Ces nouveautés sont peut-être formidables ! Il ne tient peut-être qu’à nous de nous en réjouir, d’applaudir, d’en demander plus.

C’est comme ce chirurgien italien qui a annoncé qu’il allait faire dans l’année la première tentative de transplantation de tête sur un nouveau corps, en Chine3. Ou l’utérus artificiel qui permet désormais de faire grandir les fœtus hors du ventre de leur mère4.

On nous dit : « C’est mieux ! », « On sauve des vies ! », « Que diriez-vous si c’était vous qui étiez menacé de mort, ou bien votre enfant ? ».

Je n’ai pas de réponse à ça. Il y a trop de « peut-être ». C’est un mystère. En fait, je pense que l’être humain n’était tout simplement pas préparé à se poser ce type de questions.

Peut-on ou non vivre en rupture totale avec la nature ? La technologie peut-elle effectivement tout remplacer ?

Manifestement, oui.

Serons-nous heureux d’aller vivre sous cloche sur la planète Mars, de manger des laitues cultivées sous LED ?
Peut-être.

Permettez-moi de m’arrêter là. Car, très franchement, je n’ai aucun élément à ajouter… C’est à chacun d’essayer d’y voir clair, dans cette obscurité…

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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[1 ]http://www.triplepundit.com/2009/10/michael-pollan-at-bioneers-how-much-oil-are-we-eating/
[2] https://www.youtube.com/watch?v=extgjud6ME0
[3] https://www.cnet.com/news/surgeon-claims-first-human-head-transplant-a-year-away/
[4] https://www.meteomedia.com/nouvelles/articles/un-uterus-artificiel-teste-avec-un-foetus-d-agneau/81828

Commissions d’intervention: l’étude juridique confirme l’étude technique. L’échec au tribunal n’est plus possible, sauf déni de justice.

COMMISSIONS D’INTERVENTION (source: aplomb)

Les tribunaux donnent maintenant systématiquement raison au client. L’étude qui suit est sans appel

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Les banques ne peuvent plus gagner, sauf à pousser le juge à commettre un déni de justice en refusant de prendre en considération l’étude de l’APLOMB.

Les commissions d’intervention alourdissent le coût des découverts et en augmentent mécaniquement le taux.

Les banques omettent d’inclure ces commissions d’intervention dans le calcul de TEG des découverts.

Ceci, en violation des textes, et dans l’indifférence des jurisprudences constantes.

L’article L314-1 du code de la consommation précise :

Dans tous les cas, pour la détermination du taux effectif global du prêt, comme pour celle du taux effectif pris comme référence, sont ajoutés aux intérêts les frais, les taxes, les commissions ou rémunérations de toute nature, directs ou indirects, supportés par l’emprunteur et connus du prêteur à la date d’émission de l’offre de crédit ou de l’avenant au contrat de crédit, ou dont le montant peut être déterminé à ces mêmes dates, et qui constituent une condition pour obtenir le crédit ou pour l’obtenir aux conditions annoncées.

Un arrêt de la cour de cassation en date du 5 février 2008 tranche

Un second arrêt de la cour de cassation en date du 8 janvier 2013, concernant les appellations, frais de forçage ou commissions d’intervention, indique

Cour de cassation, Chambre commerciale, Arrêt nº 6 du 8 janvier 2013, Pourvoi nº 11-15.476

Nº de Arrêt: 6

Nº de Pourvoi: 11-15.476

Juridiction: Judiciaire

RESPONSABILITÉ DE LA BANQUE. La responsabilité de la banque peut être recherché pour avoir manqué à son obligation d’information et de conseil à l’égard de ses clients et pour avoir pratiqué un taux usuraire en omettant d’inclure dans le taux effectif global du prêt certaines commissions. Il appartient au juge de rechercher si la commission litigieuse constitue le prix d’un service lié à la tenue du compte des clients ou un service de caisse, distinct d’un crédit, de sorte qu’elle ne constituerait pas la contrepartie de ce crédit.

Dispositions appliquées

Code de la consommation art. L313-1

Code Civil art. 1147; art. 1907

Un troisième arrêt de cassation en date du 8 juillet 2014 confirme la raison de la facturation des commissions d’intervention.

Par contre, dans cette affaire, aucune étude n’a été menée pour séparer les commissions d’intervention rémunérant l’accord du crédit et les autres non liées aux découverts, la cour ne pouvait pas donner raison au client.

début de citation

Arrêt de la chambre commerciale de la Cour de Cassation lors de son audience publique du mardi 8 juillet 2014. (N° du pourvoit : 13-20147, non publié au bulletin).

« Attendu que la société fait grief à l’arrêt d’avoir rejeté ses demandes, alors, selon le moyen, que les commissions d’intervention qui résultent de l’enregistrement comptable d’une transaction excédant le découvert autorisé ne sont pas indépendantes de l’opération de crédit et doivent être comprises dans l’assiette du taux effectif global ; que, pour exclure du calcul du TEG le coût des commissions réglées par la société, la cour d’appel a relevé qu’elles « correspondent à la rémunération d’un examen particulier de la situation du compte nécessité par la présentation d’une opération en l’absence d’une provision préalable et disponible et ayant pour objet de décider du paiement ou du rejet de l’opération » ; qu’en excluant ainsi du calcul du TEG une commission dont elle relevait elle-même qu’elle était consécutive à l’enregistrement comptable d’une transaction excédant le découvert autorisé et par la suite honoré par la banque, de sorte qu’elle était nécessairement liée à l’opération de crédit ainsi consentie, la cour d’appel a violé l’article L.313-1 du code de la consommation ; »

« Mais attendu qu’après avoir relevé que la commission d’intervention litigieuse correspondait à la rémunération de l’examen particulier de la situation du compte auquel devait procéder la banque en cas de présentation d’une opération insuffisamment provisionnée, puis constaté que cette commission était facturé qu’elle que soit l’issue réservée à l’opération concernée, la cour d’appel a exactement retenu que cette commission était indépendant du crédit consenti et devait être exclue du calcul du taux effectif global appliqué au découvert en compte ; que le moyen n’est pas fondé ; Et attendu que les autres griefs ne seraient pas de nature à permettre l’admission du pourvoi ;

 Fin de citation

Il est à noter que le travail effectué par le chargé de clientèle est très exactement le même, pour justifier les frais de forçage dont il est question le 5 février 2008, et les commissions d’intervention dont il est question le 8 juillet 2014.

Le terme Commission d’intervention est un terme général qui rémunère toutes sortes d’intervention. Concernant les commissions en cas d’acceptation ou en cas de refus, la banque fait bien la distinction entre les deux.

Dans le premier cas, elle débite le compte sous l’appellation « commissions d’intervention ». Dans le second, la banque facture un forfait de refus dans lequel sont compris, éventuellement, des commissions d’intervention.

Mais, si l’acceptation d’un découvert procède forcément d’une étude manuelle de la situation du compte, la grande majorité des refus sont automatisés. La commission d’intervention est alors d’une autre nature.

De plus, aucune banque ne facture des frais d’étude pour un crédit, si après étude elle refuse le crédit.

Enfin, la loi du 26 juillet 2013 fait bien la distinction entre les deux natures de commissions d’intervention. Seules les commissions d’intervention rémunérant l’acceptation d’un découvert sont incluses dans l’enveloppe de 80€. Les autres commissions restent illimitées.

L’étude du compte, sa reconstitution, la recherche des commissions d’intervention ayant rémunéré un accord de crédit, le calcul du TEG réel, tous ces éléments sont indispensables pour éclairer la cour.

Quand cette étude est fournie, la jurisprudence donnant raison au client est constante.

Les 3 affaires qui suivent ont été plaidées par Maître Katia Debay sur une étude technique de Gérard Faure

Jurisprudence du tribunal du commerce de Lyon

Jurisprudence de la Cour d’Appel de Paris du 7 mai 2015

Jurisprudence de la Cour d’Appel de Paris du 7 mai 2015

La justice indépendante !??

Alors voilà, la justice nous parle de son indépendance mais bien sur !
 
Photo de famille du Parquet National Financier (PNF) dont tous les membres ont été nommés par François Hollande et Christiane Taubira. 
Une belle promotion pour la Procureure de la République, Eliane Houlette, passée du même coup hors-hiérarchie, le plus haut grade de la magistrature. Elle a été préférée à Catherine Pignon, plus rodée aux affaires financières mais… jugée trop proche de l’ancienne majorité (mais le choix n’est pas du tout politique, hein, évidemment). 

Cerise sur le gâteau, Eliane Houlette est réputée proche de Jean-Louis Nadal, ancien président du Syndicat National de la Magistrature (et son fameux « mur des cons »), soutien officiel d’Aubry à la primaire de 2011 et de Hollande à la présidentielle de 2012. Il a été nommé à la tête de la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique (HATVP), notamment chargée de publier la situation patrimoniale des élus. En toute indépendance, évidemment.

Petit détail, la première à gauche, Ariane Amson, a rejoint l’Elysée en juin 2016 comme conseillère justice de François Hollande. (Mais elle ne parle plus jamais à ses anciens collègues, évidemment)
Son mari, Pierre Heilbronn est directeur adjoint du cabinet de Jean-Pierre Sapin, Ministre de l’Economie et des Finances.
Mais attention, la justice est indépendante, tout cela n’a ABSOLUMENT RIEN à voir avec la politique… 

On se rend juste compte que les créations de François Hollande au moment de l’affaire Cahuzac (HATVP+PNF), destinées à le faire passer pour le chevalier blanc, sont aussi de redoutables armes politiques. A défaut de le faire réélire, elles auront au moins permis de détruire la campagne électorale du candidat de droite.

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Encore une sombre affaire protégée par le secret médical et les médias mais vraisemblable…

Et notre président  Hollande qui s’est rendu à son chevet….. Quelle mascarade

La source de cette info émane du corps médical
L’auteur pour des raisons évidentes est resté anonyme

Je fais suivre car cette version des faits est hautement probable!

Ce qui est bizarre, dans l’affaire Théo, c’est que le dossier médical dans son entier est scellé, et que l’équipe qui a eu des informations médicales concernant l’intervention chirurgicale est tenue au secret absolu, avec de sérieuses menaces si fuites à la presse.

L’opération, suture de 10 cm de rectum, ce qui signifie coupure par objet tranchant et non contondant comme une matraque, n’est pas en faveur de l’intromission d’un objet mais bien d’une blessure par objet contenu …dans le rectum. Que contenait le rectum de Théo ?

Probablement un contenant (tube de verre contenant coke, cachets d’ecstasie, etc..) qui s’est brisé pendant la lutte avec la police.

Aucune des vidéos des caméras de vidéosurveillance (auxquelles le public n’a pas eu accès) ne montre un policier enfonçant une matraque dans le fondement de Théo (en fait les médias et le gouvernement l’appelle affectueusement Théo mais on peut parler de racaille car c’est lui qui est venu se battre avec les policiers). Donc on est fondé de penser que le dénommé Théo cachait dans son rectum un genre de tube à essai en verre, contenant de la drogue, et qu’il a été blessé durant la lutte avec la police.

Et souvenez vous du début de l’affaire, il a bien été dit sur toutes les chaines qu’il avait refusé l’examen médical que lui proposaient les policiers.

Conclusion, nous aimerions que le compte rendu opératoire de cette racaille soit divulgué (on sait  que la loi le protège), alors nous ne saurons jamais la vérité

On apprend  aussi que l’individu Théo (sans nom, tiens….) avait sur son compte 52000€, qu’une association grassement subventionnée à 650000 € a été grugée par lui et sa famille. Dupont Moretti (avocat) est embêté…

Ca commence à sentir…assez…. pour attirer notre Président potiche à son chevet, décidément il manque de renseignements ce qui est grave pour un président!

Et ça rappelle Léonarda et un chef d’Etat incompétent et inoccupé, du début à la fin, mais à la fin, il fait vraiment fort.
Et à quoi sont donc occupés Cazeneuve, Ayrault, Harlem et autres ?
Qui chiffrera les immense dégâts des manifs pro Théo  ?

«il est plus facile de croire ce qu’on nous affirme officiellement que de s’aventurer dans l’indépendance intellectuelle. En fait, ce n’est l’opposition, mais le conformisme et l’inertie qui ont de tout temps été les plus sérieux obstacles à l’évolution des consciences !  (GHANDI)
Le Taz de Tasmanie vous salue !!!

Important : nouveaux documents pour les mairies pour refuser les compteurs Linky

Avis aux élus municipaux et aux administrés qui souhaitent saisir leurs élus municipaux
 
Madame, Monsieur,
 
A ce jour, plus de 320 municipalités ont souhaité s’opposer au déploiement sur leur territoire des compteurs communicants Linky, Gazpar et cie. Ce mouvement a été momentanément freiné – même s’il progresse toujours – par les procédures lancées en justice administrative par les dirigeants de l’entreprise Enedis appuyés par les préfets.
 
En effet, les délibérations municipales adoptées jusqu’à maintenant expriment bien la position des communes, mais elles ne sont pas assez « pointues » juridiquement et risquent d’être annulées.
 
J’ai donc demandé à un cabinet d’avocats spécialisés de travailler sur ce sujet et de mettre au point un nouveau modèle de délibération, que vous trouverez (gratuitement) dans les documents joints ou en ligne ici et ici
 
Ces documents comprennent aussi des arrêtés que les maires pourront prendre en complément de la délibération municipale. Les documents proposent des notes explicatives, une version complète et une version courte si vous n’avez pas trop de temps devant vous. (Voir ci-dessous les informations concernant le financement de ce travail).
 
Je suggère donc aux communes qui ont déjà délibéré, y compris à la mienne, d’abroger leurs délibérations « anti-Linky » actuelles pour éviter d’inutiles condamnation en justice administrative, et d’adopter à la place les délibérations et arrêtés proposés. L’abrogation de la délibération actuelle aura pour effet d’éteindre la procédure en justice administrative si elle a déjà été engagée par Enedis et le Préfet (il convient de leur faire parvenir la délibération d’abrogation, ainsi qu’au Tribunal administratif).
 
Et bien sûr je suggère à toutes les autres communes de France de prendre les délibérations et arrêtés proposés afin de protéger les intérêts de leurs administrés mais aussi le patrimoine des communes.
 
En effet, nous confirmons et démontrons dans ces documents que, contrairement à ce que prétendent Enedis et ses alliés, les compteurs d’électricité restent la propriété de la commune même lorsqu’elle a transféré sa compétence AOD (distribution de l’électricité) à un Syndicat départemental.
 
Des présidents de Syndicats départementaux d’énergie se permettent d’affirmer que les compteurs leur appartiennent, et inscrivent même une telle affirmation dans les statuts du Syndicat. Élus municipaux, ne laissez pas dérober les compteurs de votre commune ! N’oubliez pas qu’une commune peut toujours quitter un Syndicat et, dans ce cas, les compteurs, qui sont des biens dits « de retour », doivent lui revenir. Il est impensable que la commune se retrouve sans compteurs si elle quitte le Syndicat !
 
Une précision : l’annexe III est un « Arrêté du Maire réglementant l’implantation des compteurs de type Linky », n’y voyez pas une façon de s’accommoder du déploiement de ces compteurs. En effet cet arrêté est proposé en complément de la délibération municipale et de l’autre arrêté qui, eux, interdisent bien ce déploiement. Et cet arrêté pose un certain nombre de conditions et exigences qui mettent en porte-à-faux la façon illégale dont Enedis a commencé à déployer les compteurs Linky dans environ 800 communes en France.
 
Le présent message n’a pas pour objet de revenir sur les raisons du refus de ces compteurs, elles sont expliquées en détail par ailleurs, par exemple sur le site http://refus.linky.gazpar.free.fr ;
 
Tout au plus convient-il de rappeler que les graves problèmes posés par les compteurs communicants ne se limitent pas à la question des ondes électromagnétiques, loin de là (lourde faute environnementale et financière, réelle mise en cause de la vie privée, etc). Et que la question des ondes, contrairement à ce qu’Enedis et les agences officielles tentent de faire croire, n’est en rien « réglée », et rappelle furieusement les dossiers de l’amiante, du tabac, de la radioactivité, des pesticides, dont la population est plus que jamais victime.
 
La capacité des élus locaux à protéger leurs administrés et les intérêts des communes est remise en cause de façon générale et tout particulièrement à travers le programme de compteurs Linky. Il est encore temps de préserver la démocratie locale mais il faut agir tout de suite. Ne nous laissons pas faire…
 
 
Bien cordialement
Stéphane Lhomme
Conseiller municipal de Saint-Macaire (33490)
Animateur du site http://refus.linky.gazpar.free.fr (A CONSULTER)
 
Note concernant le financement : les présents documents vous sont proposés gratuitement. Ils ont été mis au point par Me Magarinos-Rey ( https://www.avocat-magarinos-rey.com ), déjà connue pour avoir défendu le droit d’utiliser des graines contre les prétentions totalitaires de la multinationale Monsanto. Pour le financement de ce travail, j’ai obtenu une aide de l’association Artemisia, précisément crée par Me Magarinos-Rey pour la prise en charge de dossiers concernant l’environnement, la santé, la démocratie. Vous pouvez, si vous le souhaitez, aider Artemisia à reconstituer ses fonds pour de prochains dossiers, en contribuant ici : www.artemisia-aisbl.org/français/nous-rejoindre
 
Note complémentaire : je rappelle que je ne vends rien et ne suis candidat à rien, et que j’agis dans cette affaire uniquement pour contribuer autant que faire se peut à l’intérêt général. SL

 

Le Monde est menacé par des criminels laissés en liberté, avides de pouvoir!

Bonjours les amis,
Le petit lien en dessous vous fera découvrir pour ceux qui ne sont pas encore au courant, le projet « BlueBeam ».
Ce dernier en est déjà à la phase 3/5, qui consiste a remettre en cause les croyance acquise (Dieu, mais aussi les découvertes archéologiques etc…)
Et faire régner un certains chao grâce aux incertitudes mises en places. Regardez déjà la direction que vont prendre les débats pour la présidentielle out savez cette histoire consistant à nous faire croire que nous sommes dans un Démocratie. Ben non nous sommes de espions peu importe votre vote les amis. Imaginez que personne n’aille voter LA ils seraient vraiment dans la m…..  Le message serait clair « ils ont échoué » et que nous sommes plus fort qu’eux.
Mais pour ça, il faut de l’union et non de la division ne faire qu’un et non être éparpiller avec une multitude d’idées s’opposant, vous savez le diviser pour mieux régner !!!!
Un exemple suffit, j’entend certains se plaindre des prix trop élevés sur les produits de consommations, imaginons que demain TOUS nous boycottons une marque, il ne faudrait que 48H a cette dernière pour sentir les effets et l’obliger de modifié ces prix au risque d’avoir de lourde perte financière. Hé oui mais là personne ne le fait pourtant l’acte est simple et facile à réaliser. NOUS AVONS LE POUVOIR mais pas en étant diviser.
Certains diront que nous sommes complotistes, pardon que je suis complotiste, c’est pas grave, j’ai surtout les yeux ouverts face au système et à la pensée unique que l’on essaye de mettre en place.
Nous sommes complotistes? Peut-être pour certains, nous avons surtout la faculté de pouvoir garder notre libre arbitre et notre liberté de pensée, enfin pour le moment.
Regardez autour de vous, observez ce qui ce passe et les incohérences du système … Rien que ça, devrait vous mettre en doute sur le système.
– Les FMI a émis une alerte contre les Gouvernants et les institutions financières qui sont devenues folles et nous envoie vers la plus grand chaos jamais organisé.
En 2008, après la crise des « subprimes » la dette était de 50 000 milliard de dollars soit la moitié du PIB produit sur la planète.
Aujourd’hui, ATTENTION le chiffre est vertigineux et le gouffre abyssale avec impossibilité de revenir en arrière est de 152 000 milliards de dollars, c’est plus de deux fois la taille de l’économie mondiale. Du coup tout le monde plonge dans le panneau des crédits à taux bas et autre emprunts avec des taux négatifs pour les banques, résultat le piège va se refermer derrière vous avec une augmentation des taux de crédit créent ainsi un second « subprime » encore plus dévastateur que celui de 2008.
J’attire votre attention sur un fait que nos « merdias » n’ont pas jugés bon de maintenir dans leur news une information pourtant importante voir essentielle, un peu comme
l’info de la Kardashian dépouillée qui a mise de coté le suicide d’un couple de 48 et 62 ans, acculé par les dettes et qui n’a trouvé comme porte de sortie que celle de la mort, je veux parler de l’effondrement de la DEUTCH BANK (la DB pour les initiés), renflouée provisoirement par BCE avec une planche a billet pourrie qui tourne H24 7/7 rendant ainsi la monnaie papier (notre monnaie) obsolète car sans valeur.
Tient qu’elle coïncidence et que c’est amusant, n’est pas la volonté des banques de vouloir supprimer la monnaie « PQ », ainsi prendre le contrôle des individus qui deviendront in facto, de parfait esclaves métro, boulot, dodo et ne penseront plus qu’à leur dette et leur petit pécule de bien qui ne leur appartiendra pas ni même à leurs, pardon, vos enfants.
Mais là silence radio des MERDIAS !!!!!! Ne soyez pas dupe et posez-vous la bonne question « a qui profite le crime »?

Belle semaine à vous tous et gardez l’oeil ouvert 😉 et penchez -vous sur OPPT 😀

Faillite des banques… Loi Sapin 2, la technique secrète qui va vous ruiner !! »

Faillite des banques… Loi Sapin 2, la technique secrète qui va vous ruiner !!

Mes chers amis,

C’est un article des Échos, et repris par Charles Sannat dans son edito, je que je vous retranscrit et qui soulève un coin du voile de cet autre article de la très riche Loi Sapin 2, un espèce de texte fourre-tout bien pratique et assez opaque, mais ce n’est pas le sujet. Non le sujet c’est cette nouvelle technique secrète pour masquer les faillites bancaires, une technique qui va vous coûter très cher et dont la logique, vous allez le comprendre, est particulièrement tordue.

Les règles préconisées par Bercy en matière de faillite fin 2015 ont été intégrées au projet de loi Sapin 2.

Comme le rappelle les Échos, « ce principe issu de la crise financière de 2007 veut qu’un État n’ait plus à financer le sauvetage d’une banque en perdition, mais que cette charge pèse désormais sur des parties prenantes privées. Dans l’ordre, les actionnaires seraient les premiers sollicités, puis sur les détenteurs de dette, et enfin dans certaines limites sur les déposants de la banque (au-delà de 100 000 euros de dépôts garantis). Si cela ne suffit pas à éponger les pertes, un fonds de secours commun (abondé par les banques et en cours de constitution) serait ensuite sollicité. Ce dispositif est officiellement entré en vigueur le 1er janvier dernier au niveau européen, mais il laissait aux États le soin de régler un sujet majeur : la hiérarchie détaillée des créanciers appelés à passer à la caisse. Ce sujet relève en effet du droit des faillites, qui est resté du ressort national »…

L’idée c’est de créer des titres qui seront tout de suite classés comme « perdants » et donc « perdus ».

« L’idée française est de proposer un aménagement destiné uniquement au secteur bancaire. Une autre voie se dessine en France : les banques pourraient émettre une nouvelle catégorie de dette justement destinée à absorber les pertes en liquidation. En cas de bail-in, ces nouveaux titres serait sollicités juste après la dette subordonnée, et juste avant la dette senior actuelle. « Les émissions de titres relevant de cette nouvelle catégorie pourront débuter à compter de l’entrée en vigueur de la loi », a expliqué le gouvernement en présentant son projet. Sauf incident de parcours, ces nouveaux titres pourraient apparaître dès le mois d’août espère-t-on côté bancaire. Restera alors à vérifier les volumes d’émission et surtout l’appétit des investisseurs pour cette dette d’un nouveau genre. »

Qui va acheter des titres de banques fragiles non-remboursés en cas de faillite ? Ben vous pardi, hahahahaha !!

Bon, dans la vie, il ne faut pas être naïf, sous peine de se faire couillonner dans les grandes largeurs avec une régularité de métronome. Il faut donc voir au-delà des apparences qui peuvent être très séduisantes je vous l’accorde. D’ailleurs, l’article des Échos que je cite ici explique doctement que tout cela est fait pour votre bien et que cela vise évidemment « à protéger les petits épargnants »… Foutaises et faux-culisme !! Enfin pas totalement, disons que cela ne protégera pas les mêmes personnes.

Explications et avant une question.

Avez-vous envie d’acheter ce genre de titres dans un contexte de taux négatifs ? Parce que disons-le, le rendement sera relativement faible et le risque maximal. Alors, vous voulez-vraiment acheter ce genre d’obligations ?

Évidemment non ! Si vous ne voulez pas le faire, il y a peu de chance que le voisin le fasse lui aussi. Donc l’idée, monstrueuse, sera évidemment que les banques vont émettre ces titres, et qu’ils vont bien être achetés, en grande partie par les compagnies d’assurance vie avec votre argent et que tout ce risque va être réparti sur le plus grand nombre des épargnants les plus riches via un savant saupoudrage dans tous les fonds euros de France et de Navarre !!

En cas de faillite bancaire, vous serez couillonné non pas deux fois, mais en fait vous le serez 3 fois.

La première fois comme client de la banque, la deuxième fois comme détenteur d’un contrat d’assurance farci de dettes bancaires, la troisième fois, évidemment, comme contribuable, car s’il arrive quelque chose à une banque française systémique, je vois mal l’État, malgré ses belles législations, tout laisser tomber, ou alors… il faudra laisser tomber la garantie des dépôts totalement factice des 100 000 euros qui est une belle illusion collective comme je pouvais le raconter ici dans cet article sur le FGDR (Fonds de garantie des dépôts et de Résolution).

N’oubliez pas non plus comme, j’ai pu le raconter dans cet article, la situation effroyable des bilans de nos grosses banques ! 

Tous les épargnants doivent prendre conscience du risque désormais important de détenir des actifs financiers exposés à la société de dette et au risque monétaire. L’argent ne rapporte plus rien, voir coûte avec les taux négatifs, c’est le référentiel total du monde des placements et de la gestion patrimoniale qui a changé ces dernières années. Pourtant, l’essentiel des épargnants continuent à appliquer les mêmes recettes que par le passé et me demandent… « comment faire pour trouver du rendement sans risque et sans rien faire de manière simple et facile ? » Eh bien la réponse est très simple mes amis : il va falloir que vous acceptiez soit l’absence de rendement, soit beaucoup de risques, soit de faire quelque chose qui ressemble à travailler… Quand je parle de ce dernier point, je ne tombe pas dans la « macronite aiguë », je vous dis que désormais, les investissements doivent être « productifs » pour donner du rendement… Il faut donc investir dans la vraie vie, plus dans des actifs financiers virtualisés. C’est évidemment loin d’être simple ou aisé, encore plus pour nos seniors.

En attendant, mes chers amis, préparez-vous, il est déjà trop tard !

Charles SANNAT